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PÉRIODE FRANÇAISE

de l’humanisme en Allemagne. Vives, f 1540, un des rares savants espagnols, édit, de saint Augustin l.

Période française. — Elle commence sous François Ier et finit avec le dix-septième siècle. Par ses tendances encyclopédiques, elle se rapproche de l’école allemande moderne2.

Savants français. — Henri Estienne, fils de Robert, le plus grand imprimeur et le plus grand helléniste français, mort à l’hôpital de Lyon en 15983. Jean Passerai, professeur au Collège de France, l’un des auteurs de la Satire Ménippée. Hotman, jurisconsulte protestant, -j- 15904. Brisson,*}- 1591, étudia le droit civil et politique de Rome3. Mercier, f 1626, beau-père de Saumaise, helléniste6. Pierre Bit hou, F 1596, jurisconsulte, donna la première édition de Phèdre, d’après un manuscrit qui ne s’est retrouvé qu’en 1850\ Jacques Cujas, -j- 1590, le plus savant interprète du droit romain8. Joseph-Juste Scaliger (clella Scala ), fils de Jules- César, né à Agen en 1540, élève de Muret, Turnèbe, Buchanan et Cujas, mort à Leycle où il avait succédé à Juste Lipse, '1609, le prince des philologues français9. Isaac Casauron, -j- 1614, né à Genève, appelé à Paris par Henri IV, helléniste de premier ordre10. Didier Hérault (Ileraldus), professeur de grec à Sedan11. Palmerius (J. Paulmier) étudia le grec à Sedan et vécut à Caen1-. Vigier ( Vigerus ), grammairien de Rouen13. Peiresc, f 1657,

1. Ajoutez l’épigraphiste don Agustin, f 1586, le polvgraphe Ciiacon, f 1581, surtout le grammairien Ant. Nebrissensis, de Lebrija, -J- 1522. Le Portugais Acii. Status a donné un grand commentaire de Catulle, 1566.

2. « Les ouvrages de la période française restent toujours le vrai thésaurus eruditionis. » (Bœckh.) Au dix-septième siècle, les progrès du jésuitisme, dus aux guerres de religion, tuèrent la philologie en France. (Hillbr.) — L’esprit voltairien lit le reste au dix-huitième-

3. Ed.de Platon : la pagination d’Estienne a passé dans toutes les éditions postérieures.

— Trésor de la langue grecque, 1572, chef-d’œuvre de l’érudition, réédité en 1836 par Didot, i’Estienne moderne. — Notice parDidot, 1824. — « A lui seul, en trois langues, Henri Estienne fait l’honneur de trois littératures. » (Nodier.) Balzac appelle « triumvirs de la république des lettres » Henri Estienne, Juste Lipse et Joseph Scaliger. — II. Estienne combattait Nizolius et les cicéroniens : Eia, metum et linguam solve , Latinus eris. Devançant Lipse, il protestait contre l’exclusion des mots non cicéroniens (delà son livre de Latinitate falso suspecta).

4. Dareste, 1850. Ses Observationes juris Romani ont joui d’une grande célébrité.

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