LA CRÈTE
La Crète. — Les institutions de cette île présentent, avec celles de Sparte, une grande ressemblance qui peut s’expliquer par la communauté de race. La population crétoise comprenait : 1° les citoyens; 2° les sujets *, analogues aux périèques; 5° les muâtes1 2 3, serfs attachés aux terres de l’État, et les clarôtes* appartenant aux particuliers. La royauté, abolie de bonne heure, avait été remplacée par un collège de dix cosmoi choisis annuellement dans les grandes familles. Le sénat a déjà été rapproché par Aristote de la gérousia de Sparte. — L’éducation publique ne commençait qu’à dix-sept ans. Les repas publics s’appelaient andrèia , et les petites sociétés qui faisaient leurs repas en commun, hétéries. Pour couvrir les frais des andréia , chaque citoyen payait à l’État le dixième du produit de ses terres : mais, en Crète comme à Sparte, il ne peut pas être question d’un communisme légal , incompatible avec l’esprit des cités antiques.