j/ïjoot
5. Sentence entraînant l’exil pour dix ans, prononcée contre des citoyens devenus suspects à la démocratie (Thémistocle, Aristide, Cimon, Alcibiade, etc.). Les votants inscrivaient le nom de la personne sur une coquille (ôavçaxov). Plutarque se trompe en affirmant, avec Théopompe, qu’après la condamnation d’IIyperbolus, 420, les Athéniens crurent avoir avili l’ostracisme et l’abolirent : il subsistait comme pouvoir au temps d’Aristote, et si l’on cessa de l’appliquer, ce fut par suite du changement des mœurs publiques à la fin de la guerre du Péloponnèse. ( Hermès , XII, 1877.) L’ostracisme, à Syracuse, s’appelait pétalisme : on volait non sur des tessons, mais sur des feuilles d’olivier.