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MAGISTRATS

Péloponnèse, son autorité s’accrut à la faveur de la réaction qui se produisit.

Ephètes. Membres d’un tribunal de 50 juges âgés de plus de cinquante ans et choisis parmi les plus nobles, ils étaient présidés parl’archonte-roi et jugeaient les causes de meurtre. Leurs attributions passèrent au tribunal des héliastes et à l’Aréopage (ve siècle?) 1.

Les onze (un par tribu, plus un secrétaire) avaient le soin des prisons et l’exécution des sentences capitales.

Les héliastes ou dicasies, siégeant sur l’Héliée, juges populaires au nombre de 600 par tribu, étaient choisis annuellement au sort, parmi les citoyens âgés de plus de trente ans. Dans le service actif, il y en avait 5000, divisés en 10 sections ou cours (dicastères2). Chaque juge, après avoir prêté serment dans un lieu élevé sur les bords de l’Ilissus, appelé Ardettos3, recevait une tablette4 avec sonnom et celui de son dème, ainsi que le numéro de sa section indiqué par une des dix premières lettres (a — x). Les différentes sections siégeaient près de l’Agora. En entrant au tribunal, le juge recevait un jeton ( symbolon ), qu’il remettait en sortant au colacrète, en échange de son indemnité de 3 oboles 5 (depuis Périclès).

Les diétètes (juges de paix ou arbitres) étaient soit publics, soit privés. Les premiers jugeaient en lre instance les affaires privées de leur tribu, les autres étaient choisis par les partis, en vertu d’un accord 6.

Les trente7 étaient des juges de paix ambulants qui statuaient sur les affairés au-dessous de 10 drachmes et les offenses personnelles légères.

Les nautodiques jugeaient les contestations des marchands et accusaient les étrangers devant les héliastes8. Dix astynomes faisaient la police des rues; dix agoranomes, celle du petit commerce, des marchés et du Pirée ; quinze métronomes, celle des poids et des mesures; treize sitopiiylaques, celle du commerce des blés.

Officiers des Finances9. — La direction supérieure des finances appartenait au peuple et au sénat. Dix commissaires du gouvernement (un par tribu),

1. Lange, Éphètes et Aréopage , 1874 (ail.). Dès le temps d’Eschyle, e-nj; avait l’esprit

doux, et le mot datant d’une époque où l’t était aspiré, serait, selon Lange, plus

ancien que Dracon. L’Aréopage aurait été formé par la réunion des neuf archontes et des cinquante-un éphètes. (R. C., XVI, 369.)

2. Comme il fallait un intérêt sérieux pour mettre en mouvement 300 juges, ou cherchait à éliminer les petites affaires : de là, au civil, l’institution des juges de paix des dèmes, et, au criminel, le droit d’infliger des amendes sans forme de procès (inafciVrî), conféré aux magistrats jusqu’à 30 drachmes, et au sénat jusqu’à 500. Cf. Siegfried, de Mulla è-TuSo'Xii, et R. C., XXII, 7. — Caillemer conteste le chiffre de dix tribunaux, admis par Perrot, Hermann, etc. Voy. Meier et Schomann, Procès aitique, p. 128 sqq.

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