LE MARIAGE
que la gens, dont les membres sont unis par la parenté au sens large, sun généia, cognation1. L’étranger n’a pas de maison, il habite auprès des citoyens2, non avec eux. L’esclave est une chose.
2. 11 ne peut y avoir de légitime mariage qu’entre Athéniens3. Dans le mariage civil, engüè , une personne ayant autorité sur la femme, son curios , doit en quelque sorte se porter caution pour elle. Si le mari est majeur, il n’a pas besoin du consentement de son père. La loi favorisait les unions entre proches, même entre frère et sœur du même père4. Le mari ou la femme pouvaient demander le divorce : si l’archonte donnait raison à la femme, le mari restituait la dot5. — Le mari devient le curios de la femme, qui, sans lui, ne peut aliéner; s’il meurt, elle a pour curios son fils ou son plus proche parent.
5. Les enfants légitimes sont soumis à l’autorité du père jusqu’à leur majorité6. Le jeune homme est inscrit une première fois sur le registre de la phratrie7, et une deuxième fois, au moment de la majorité, sur le registre du dème s. — Les enfants mineurs passent, à la mort du père, sous l’autorité d’un tuteur9, soit désigné par le testament du père, soit le parent le plus proche, soit nommé par l’archonte. L’adoption 10 est favorisée par la loi, et les enfants adoptifs sont entièrement assimilés aux enfants nés du sang. Les bâtards n’ont aucun droit de succession11. — Après les descendants, la loi appelle les collatéraux (sans s’arrêter aux ascendants), suivant le degré de parenté 12. Il peut être dérogé à l’ordre légal des successions par des donations 13 ou des testaments 14.
1. oIxciôttjî est la parenté, même par alliance, et la vocation légale à recueillir
l’hérédité ( dévolution ).