XII. — CÉRÉMONIES, MYSTÈRES, FÊTES
Sacrifices et offrandes. — 1. Les sacrifices non sanglants consistaient en prémices de la terre, en gâteaux de farine et de miel 5 : ce sont les plus anciens. Les pauvres offraient une pâle à laquelle ils avaient donné la forme d’un bœuf, d’un mouton ou d’un porc. En Béotie, au lieu de moutons, on sacrifiait des pommes à Hercule, en jouant sur l’identité des mots6. L’esprit formaliste de la religion antique s’accommodait de pareilles puérilités. — Un autre genre de sacrifices non sanglants consistait à brûler sur les autels du bois de cèdre ou des parfums7 8. Enfin, les libations s, le plus souvent accompagnées de sacrifices, se faisaient avec du miel, du lait, de l'huile, surtout du vin pur. On y ajoutait de l’eau quand on sacrifiait aux Euménides9, aux Parques, à Mnémosyne, à Hélios, aux Muses et aux Nymphes, etc.
2. Les sacrifices humains, dont Athènes a donné plus d’exemples que les autres villes grecques, ne se rencontrent qu’à titre d’exceptions monstrueuses ; lorsqu’ils se multiplient, à l’époque romaine, c’est sous l’influence des cultes de l’Orient 10 ,