PRIÈRES
On ne sacrifiait pas tous les animaux à tous les dieux; on n’offrait ni chèvres à Minerve, ni porcs à Aphrodite. Mais on sacrifiait le porc à Gères, parce qu’il détruit les fruits de la terre, et le bouc à Bacchus, parce qu’il nuit aux vignes. Les victimes devaient avoir un certain âge1, et leur sexe était généralement celui de la divinité à laquelle on les offrait. Les victimes blanches étaient réservées aux dieux supérieurs, les noires aux dieux de la terre et de la mer. Les sacrificateurs étaient les prêtres, et, à l’époque héroïque, les rois.
4. Les offrandes3 diffèrent essentiellement des sacrifices en ce qu’elles ne sont ni brûlées ni détruites, mais offertes aux dieux et conservées dans un lieu saint. Des jeunes gens consacraient leur chevelure à une divinité : Pelée otfrait au Sperchius les cheveux d’Achille, Thésée les siens à Apollon Délien.
Prières. — 1. Le sacrifice et les prières sont les deux parties essentielles du culte. Les prières ont été personnifiées par Homère dans un passage célèbre et souvent incompris3. — L’ablution des mains précédait la prière, que l’on faisait debout, le visage tourné vers l’Orient, la tête découverte, les mains levées au ciel; quand on s’adressait à un dieu marin, on étendait les mains horizontalement vers la incr, et on les abaissait vers la terre quand on invoquait une divinité souterraine. Quand une prière ne s’adressait à aucune divinité en particulier, on nommait à la fois plusieurs dieux; souvent on se mettait en garde, par une formule spéciale (p. ex.: quels qu'ils soient et de quelque nom qu'ils désirent quon les nomme) 4, contre toute erreur désagréable aux dieux. — Socrate priait simplement les dieux de lui donner ce qui était bon pour lui, croyant qu’ils savaient le mieux ce qui est vraiment désirable pour les hommes5.
2. Les danses religieuses autour des autels étaient généralement simples. Une danse en l’honneur de Thésée à Délos s’appelait géranos , parce qu’elle imitait, comme le vol des grues, les sinuosités du labyrinthe de Crète6.
Jeux. — Les jeux célébrés aux cérémonies religieuses sont d’espèces diverses. Les plus connus sont les cinq exercices du pentathle 7, à savoir : le saut, la course, la lutte, le jet du disque et le pugilat, auquel on substitua plus tard le jet du javelot. — En l’honneur des dieux du feu (Vulcain, Artémis, Bondis, Pan et
bourg, 1877) lui a opposé la théorie purement anthropomorphique * d’après laquelle l’homme, concevant les dieuxà son image, leur faisait don des objets qui lui étaient agréables à lui-même. On peut admettre concurremment ces deux points de vue : car le second n’explique pas des sacrifices comme ceux de Polyxène et d’Alceste. Les sacrifices humains, particuliers aux cultes de Moloch, sont probablement anarvens, comme tant d’autres abominations qui persistèrent à l’époque aryenne.