Ménades, Coryhantes, Galli. Voy. [’Atys de Catulle
T II I A S E S , ÉRANES.
serpine. L'initié aux petits mystères1 pouvait être admis aux grands un an plus tard; après avoir été instruit par l’hiérophante2, il prenait le titre à'épopte ou à' inspecteur à son tour3. La même hiérarchie existait dans les mystères des Cahires de Samothrace. Le silence était exigé de tous les initiés : on accusa Alcibiade d’avoir divulgué ce qu’il avait vu.
2. Au point de vue de Y intervention de l'Êtat, on distingue : l°les mystères publics comme ceux d’Éleusis et de Samothrace; 2° les mystères reconnus seulement par l’État, comme les Thesmophories, les Dionysies Triétériques; 5° ceux d’associations à demi reconnues ou clandestines, comme les mystères orphiques ou des cultes étrangers.
Thiases, éranes4. — \ . Ces derniers, sur lesquels l’épigraphiea jeté des lumières inattendues5, étaient célébrés par des associations nommées éranes ou thiases6. Chaque association était désignée d’après le nom ou l’épilhète d’une divinité prise pour patronne7. A la différence des sociétés religieuses ayant pour but le culte des dieux reçus dans la cité, les thiases étaient ouverts aux femmes, aux étrangers, même aux esclaves8. Les divinités qu’on y célébrait n’étaient pas helléniques9, et les sarcasmes des poètes comiques attestent la résistance que rencontrèrent ces intrus, introduits dans Athènes par la grande extension de son commerce10. Sous la Macédoine et surtout sous l’Empire, les thiases et éranes se multiplièrent, en même temps que le paganisme officiel voyait baisser son crédit11.
2. Les éranes et thiases semblent avoir été, d’autre part, des sortes d’associations de secours mutuels, destinées à assurer à leurs membres, par des prêts gratuits, quelques ressources en cas de gêne ou de maladie12.