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9. Elles s’appelaient itAeiai, mot qui, dans la langue épirote, signifie à la fois femmes et colombes. On racontait que des colombes parties de Thèbes en Égypte s’étaient arrêtées à Dodone et avaient averti les hommes d’y consacrer un oracle à Jupiter.
10. Foucart et Wescher, reprenant les travaux commencés par Otfr. Millier, ont publié plusieurs centaines d’inscriptions relatives à la ville et à l’oracle, 1863. Voyez aussi Foucart, Ruines et histoire de Delphes, 1865.
SIDYLLES.
Au temps de Plutarque, il y avait (rois pythies : c’étaient des filles de Delphes, pauvres et simples d’esprit, qui, une fois entrées dans le temple, n’en devaient plus sortir1. — Les monnaies de l’oracle de Delphes descendent jusqu’à Caracalla. Pescennius Niger le consulta, ainsi que Julien, partant pour la Perse. Théodose le supprima2.
5. Les autres oracles, ceux d’Abae et d’Àmphielée en Phocide, de Trophonius3 à Lébadée, d’Amphiaraüs près d’Orope, d'Olympie, d’Apollon Spondios à Thèbes, sont le plus souvent cités. Du temps de Plutarque, l’oracle de Troplionius seul était encore consulté, et il subsista jusqu’au temps de Tertullien.
Devins. — Outre les prêtres qui interprétaient les oracles, il y avaitles devins4 5, dont le plus ancien cstMélampe, dePylos; il devait son don de prophétie à des serpents auxquels il avait sauvé la vie, et qui, pendant son sommeil, lui nettoyaient les oreilles, en sorte qu’à son réveil il comprenait le chant des oiseaux3. Comme les Mélampides, les Bacides6 de Béotie se transmettaient les secrets de la divination. Un Bacis, selon Hérodote, avait fait des prédictions étonnantes sur les guerres médiques. — On conservait à l’Acropole d’Athènes un recueil des prédictions de Musée.
Sibylles7. — Les sibylles étaient des devineresses semblables à la Pythie de Delphes. La plus ancienne, Ilérophile d’Érythrée, prophétisa à Samos, Délos, Claros et Delphes avant l’époque des guerres médiques. Les sibylles se multiplièrent à l’époque romaine. La plupart des oracles qui nous restent sous le nom d 'oracles sibyllins trahissent l’influence du christianisme8.
Divination indirecte. — 1. Elle comportait une variété infinie de pratiques, surtout : 1° la divination par les sacrifices, par l’inspection des victimes et de leurs entrailles; on étudiait aussi la flamme du sacrifice9; 2° la divination par le vol des oiseaux10, dont l’invention était attribuée à Prométhée11 12; on observait la région du ciel1- où passait l'oiseau, son espèce, la direction de son
1. Voy. Plutarque, duSilence clés oracles, et les ouvrages spéciaux de YanDale, 1700;Cluvicr, 1818; llinzpetcr, 1850. — L’antiquité avait déjà fait des recueils d’oracles : les auteurs et les inscriptions en ont conservé un grand nombre. Les oracles en vers rendus à Delphes étaient en dialecte ionien, mêlé toutefois de dorismes : les oracles en prose étaient en dorien de Delphes. Leur caractère énigmatique (Xoîôtï); twv /jn^üv), qui avait valu à Apollon le nom de Ao;ia;, est très bien marqué par Héraclite : ô aval-, où xb p.avxeîôv lr:i iq èv AAçotî, oùxe /.iytt oùxs xfùitxti, àXXà <Tïi[Aaivei.
2. Au vc siècle av. J.-C., l’importance politique de l’oracle, inspiré par l’aristocratie, était très grande : elle diminue après les guerres médiques.