DIVINATION
vol; à Athènes, le hibou était de bon augure1; l’apparition des oiseaux de proie à la suite d’une armée était un présage de mort; 3° la divination par les signes célestes2, éclairs, tonnerre, éclipses, etc.; 4° par les songes3. Un descendant d’Aristide, Lysimaque, interprétait les songes pour vivre4. Les âmes des morts et les dieux pouvaient apparaître en songe aux hommes : c’est un dieu qui, sous les traits de Nestor, conseille à Agamemnon d’engager le combat contre les Troyens; 5° la divination par les mots5 et autres sons de bon ou de mauvais augure, tels que les bourdonnements d’oreilles, les éternuments, etc. Comme les Samiens, à Mycale, pressaient Léotycbide d’attaquer les Perses, le Spartiate demanda son nom à celui qui lui parlait, et apprenant qu’il s’appelait Hégésistrate (conducteur d’armée), il s’écria : « J'accepte l’augure6! » et engagea la bataille.
2. Lorsque les présages étaient défavorables, on recourait aux prières7 ou aux sacrifices pour en détourner l’effet.
Enchantements. — Les enchantements, sortilèges, fascinations, etc., se multiplièrent à l’infini, surtout sous l’influence de l’Orient. L’usage des talismans, des amulettes ôtait très répandu dès le quatrième siècle. Certains sortilèges, dont on retrouve la trace au moyen âge, consistaient à graver sur des tablettes de plomb le nom de la personne que l’on dévouait aux dieux infernaux, et à soumettre ces tablettes à des opérations magiques8. — Ces pratiques ne firent que gagner en faveur avec le déclin du paganisme officiel9. Le christianisme n'a pas eu à vaincre les dieux helléniques, déjà morts longtemps avant lui, mais de misérables superstitions orientales, qui s’étaient substituées depuis cinq siècles aux grandes religions naturalistes de l’antiquité.