MAGISTRATURES MINEURES
patriciens, possédaient à tour de rôle, pendant un jour, le pouvoir exécutif et les 12 licteurs. La deuxième année1 ils voulurent tous être revêtus à la fois des mêmes insignes, et l’on vit dans Rome 120 faisceaux avec les haches. Aux dix Tables rédigées la première année, on en ajouta deux autres la seconde, et ce code dit des XII Tables, œuvre des décemvirs, survécut à leur expulsion en 449. La même année, la loi Valeria et Horatia défendit, sous peine de mort, que l’on créât à l’avenir des magistrats sans appel2.
Tribunat consulaire 3. — Institué en 445 pour remplacer le consulat, il était de droit accessible aux plébéiens, qui furent longtemps sans y parvenir. Le nombre des tribuns4 varia entre trois et huit : ils ne pouvaient pas triompher ni nommer un dictateur sans la permission expresse des augures. L’admission des plébéiens au consulat mit un terme à cette magistrature de transition (366)5.
Vigintisexvirat et magistratures mineures. — 1 . Le XXYI virât est l’ensemble de cinq commissions administratives et judiciaires, nommées d’abord parles magistrats supérieurs, puis par les comices des tribus. Ce sont : 1° les triumvirs nocturnes, subordonnés aux édiles, nommés triumvirs capitaux depuis 289e; 2° les juges décemvirs7, à qui les tribus remettaient l’examen des questions civiles pour lesquelles on avait réclamé leur intervention; 5° les
QÜATUORVIRS DE CAPOUE ET CuMES8; 4° les TRIUMVIRS MONETAIRES 9 ; 5° les QUA-
tuorvirs préposés au nettoyage des voies urbaines et les duumvirs chargés, au même titre, des voies de la banlieue ,0.
2. Quand il y avait nécessité11, les comices par tribus nommaient des commissions extraordinaires, chargées de fonctions déterminées1*2.
Employés. — Les officiers subalternes des magistrats s’appellent appariteurs; ils sont salariés et nommés par les magistrats parmi les citoyens13.
1. Il y eut des plébéiens parmi les seconds décemvirs. (Denys, 10, 56, 58.)