LES ASSEMBLÉES SOUS LA REPUBLIQUE
Toute assemblée ( contio ou comitia) est annoncée2 au moins 27 jours (un trinundinum 3) à l’avance par le magistrat-président, qui, pendant cet intervalle, publie la rogation à discuter. La réunion se fait toujours dans un endroit inauguré 4 et à un jour comitial is 5 ; l’augure peut la remettre à une autre date, si les auspices sont contraires6. Commencée prima luce , elle ne doit pas se prolonger après le coucher du soleil. Le vote, d’abord public, fut rendu secret par les lois tabellaires, portées de 159-107 avant J.-C.7. 11 n’y a pas de discussion. Quand le président a proclamé le résultat (: renuntiatio ), les comices sont dissoutes et l’assemblée se sépare8.
Comices curiates9. — Mommsen admet, sans preuves certaines, que les plébéiens comme les patriciens y ont droit de vote 10. Le président est toujours un patricien. Ces comices décident des affaires concernant les gentes patriciennes, et confèrent Y imperium à certains magistrats 11 .
Comices calates. — Elles sont peu importantes ; voyez plus haut.
Comices centuriates 12. — 1 . Ce sont, sous la République, les comices
rents des appariteurs, sont les accensi, liés non pas à la charge, mais à la personne du magistrat, bien que l’État les rétribue. Les édiles, censeurs, Illvirs capitaux, ont en outre des esclaves publics, comme le bourreau (carnifex), serviteur des Illvirs capitaux. — Comme les appariteurs étaient rééligibles, leurs charges étaient considérées comme à vie, et ils en trafiquaient. Ils pouvaient aussi se faire remplacer par des vicarii. Ces fonctionnaires formaient des corporations (curiae) avec des chefs ( magistri ), etc. Plus on pénètre dans la vie de l’antiquité, plus on remarque que le système de l’association y est développé à tous les degrés.
1. Trois attributions principales : crcatio magistratuum , judicia, populi jussa. Le Sénat peut annuler toutes les résolutions pour vice de forme.
2. Edicere, indicere comitia. Il est de principe qu’une magistrature supérieure ou égale peut interdire une réunion convoquée sans son assentiment. (Cic., de Leg., 3, 3, 4.)