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RÉFORMES DE MARIUS

Si les princes devaient reculer aussi, les triaires avançaient à leur tour : c’était la marque d’un grand péril (res ad triarios redit ) l,

5. Les 500 cavaliers de la légion se distribuaient en 10 turmes 2 de 50 hommes, chacune sous 5 décurions et 5 options ou adjudants3. — Outre les soldatscitoyens, les légions de la République comprenaient des alliés4 5 et des auxiliaires, qui doublaient environ l’effectif de la légion. Il y avait en outre un corps d’élite3, sorte de garde d’honneur du général, qu’on appela, depuis le jeune Scipion, cohorte prétorienne.

Deuxième période. — 1 . Pour occuper la population pauvre, et surtout parce que les riches se refusaient à servir, Marius admit les prolétaires6 dans les légions. A la fin de la République, on reçut dans l’armée de terre les affranchis, qui ne servaient jusque-là que sur la flotte, et pendant les guerres civiles, on forma des légions de provinciaux7. On alla jusqu’à recruter des corps avec des esclaves et des gladiateurs8, ce qui ne s’était fait auparavant qu’après Cannes.

2. Cette réforme entraîna la presque disparition de la cavalerie, qui a toujours représenté l’élément aristocratique dans les armées9. La légion ne se composa plus dès lors que de fantassins, et les chevaliers ne servirent plus désormais que dans la cohorte prétorienne, comme tribuns des légions, préfets des cohortes, ou chargés de missions spéciales. Le service de la cavalerie fut confié aux alliés latins ; dans l’armée de César, la plupart des cavaliers étaient des auxiliaires, gaulois, espagnols et germains. Celte cavalerie, très nombreuse (1000 chevaux par légion), était commandée par un officier romain. Elle était

1. L'armement des trois classes qui avaient la panoplie était à la fois défensif et offensif; il comprenait : 1° le casque d’airain, cassis (la g aléa était en cuir), avec un plumet rouge ou noir ( crista ) ; 2° le scutum , bouclier long de 4 pieds sur 2 1/2, formé de planches recouvertes de peaux, convexe au milieu, avec une saillie (umbo) pour repousser les traits; 3° les jambières ( ocreae ), montant jusqu’aux genoux (plus tard, seulement à la jambe droite, celle que l’on avançait en combattaut) ; 4° la lorica, cotte de mailles, au-dessous de laquelle se trouvait une plaque de fer protégeant la poitrine. — Les armes offensives étaient 1° l’épée espagnole à deux tranchants ( gladius hispanus , nà^atpa), suspendue à un balteus (baudrier) de cuir par-dessus l’épaule, ou à une ceinture ( cingulum ) au côté droit, en face du bouclier; généraux et officiers, qui ne portaient pas de bouclier, portaient le balteus à gauche; 2° le pilum, javelot, arme des hastaires et des princes, comme Vhaste était l'arme des triaires (c’était primitivement l’inverse). Depuis Marius, tous les légionnaires furent armés du pilum. Les vélites portaient des casquettes en peau ou en cuir, un petit bouclier rond, une épée, et plusieurs armes de trait légères ( hastae velitares , missilia).

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