SPECTACLES, THÉÂTRES
sères , qui servaient comme billets de loterie. Agrippa, étant édile *, fit une distribution1 2 de ce genre.
5. Les jeux étaient de trois sortes : les jeux du cirque, les jeux scéniques, les jeux de l’amphithéâtre (combats de gladiateurs, chasses, naumachies). — Les Jeux du cirque3 ( circenses ) étaient déjà en faveur sous les Rois4 5. C’étaient principalement : 1° des courses de chars; 2° des jeux gymniques (pugilat, courses); 3° le jeu de Troie , ancien exercice patricien de jeunes gens armés, à cheval, disposés en turmes, dont Virgile a donné un tableau au liv. V de VÊnéide; 4° les jeux séviraux , manœuvres exécutées par 6 turmes de chevaliers sous la conduite de leurs sévirs et sous la direction du prince de la jeunesse3; 5° des manœuvres et la pyrrhique militaire6.
Les Jeux scéniques furent introduits à Rome en 264 par les pantomimes étrusques, et Livius Andronicus donna la première pièce de théâtre en 250. L’importance des représentations théâtrales, qui paraît avoir été fort grande au temps de Plaute, déclina trèsrapidement après Térence, par suite de la divergence de plus en plus grande qui se produisit entre les goûts d’une plèbe brutale et ceux d’une aristocratie polie et tout hellénisée. Plaute, qui écrivit le plus souvent pour la plèbe, n’était point goûté des délicats; et Térence, qui écrivait pour les délicats, ne se faisait guère écouter delà canaille. Aussi la comédie s’abaissa-t-elle jusqu’aux mimes les plus ignobles, tandis que la tragédie, dédaigneuse des acclamations vulgaires, se renfermait dans les salons et se faisait applaudir à huis clos. Ce n’est pas le théâtre qui a manqué au public romain : c’est le public qui a manqué au théâtre; ou plutôt, c’est faute d’un public homogène, réuni par une communauté de sentiments et de goûts élevés, que le théâtre à Rome était condamné à disparaître7.