‹ Manuel de philologie classiqueChapitre 67 sur 591 · CLASSIFICATION DES INSCRIPTIONS GRECQUES · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION DES INSCRIPTIONS GRECQUES

Classification des inscriptions grecques. — Onpeut adopter la suivante : 1° Actes du sénat, du peuple, des corporations religieuses et autres. 2° Traités de paix, etc. *. 3° Actes, documents et listes relatifs aux magistrats et aux fonctionnaires; comptes financiers, inventaires, titres honorifiques, éloges (souvent en vers). 4° Inscriptions et catalogues relatifs aux jeux e‘t aux fêtes, inscriptions éphébiques, tessères2. 5° Inscriptions en l’honneur de généraux, de princes, d’empereurs, de guerriers morts, etc. 6° Inscriptions suc des statues et œuvres d’art, dédicaces, consécrations, médailles, etc. 7° Donations, contrats0, inscriptions rappelant l’achèvement d’un monument, actes d’affranchissement, diplômes. 8° Ex-voto, imprécations4, actions de grâces, demandes et réponses d’oracles5, 9° Inscriptions tumulaires (souvent en vers6). 10° Termes, frontières, etc.

suivante ; lit! xoG’ &eïvo; a p^ovxoç xa\ èit'i x?i; (î'roXîjç vj 6 &EÏva itçâixoî ÈYPal •‘•('•«.xeuev iào^t "'fi (3ouXîj y. A. ti'1 «SeYvoc çuXï) iiïpuxàvEUEV, ô Ættva lyça|J.|Aâx£Uïv, ô 8iX'i% Èit£<xxâxE[, à StX'/a.

eT-ev. Plus tard, il s’introduit une certaine variété. A partir de 350, la formule la plus complète est celle-ci : è-'i xoù àEÏva appvxoî, ètA T/j; àeïva <puXf;; Èff46;j./;; (#eZ aliter) rçuxavstaç, vj ô lîîïva èYJK^l^âxeuEV, &cïva ;j.rJvoî à y» Sôyj iaxa;/.fvo'j (ce/ aliter), ô yiî ô'/j xî^ irçuxotvetaç, (îouX,r] ev

PouXeUXV)Çlti) • XwV TCÇOs’lîpOJV ènS’J/ïlOKTEV Ô ^Eïva '/'/A ffUfATÇOîi'îçOl • Ê'îoiEV XV] pOuXvj XaA XM ■ ô

Sctva [’AçxqjuiJvo; 'AXaiEù^, ve/ ctiû/s] eîtev ètec^v] y. x. X. Suit le teste de la proposition adoptée. (Pour les prytanies, proèdres, etc., voy. YIndex.)

La formule des amendements est la suivante : ô £eïva e7t:ev xà jaèv aXXa -/t/OàzEo xvj pouXî) (sc. 5o-/eï) ; ou yr/Jâ-Ej ô £sTva. Les considérants sont annoncés par Dans les inscriptions ù'ex-voto, les verbes employés le plus souvent sont È0r,x s, àvi0ï)*s; œuvres d’art, statues, ’eiegmjitê, èicoiei (l’imparfait, selon Pline, indiquant que l’artiste juge son œuvre imparfaite !) ; traités de paix, etc. : xc/^e <tuvè0evxo ; actes d’affranchissement d’esclaves : àçiTjdr), àvaxlOvjatv, à.7:t8o-o ; comptes publics ; àvfjXoHrav, </.7C£»5'oi'xe ; décrets pour honorer un citoyen : eitiev axEtfavwirat xôv avSja xat ÈTEaiviaai, f iXoTipia; EVExa, avay^i^ai. Si xo5e xô O'rjçujaa Èv itxvjXv] Xt0lvvj. — xat; icf«!)xai; rip-at;. — Sitvo; xvjv ivipyeiriav àvaYfà'j'®1 Iv cttvjXv) XtOtvyj

Et; àxpôiïoXtv, xaXÉtrai 8ï aôxôv èici Çivia. *1; aivpiov. — àvaYPÔoJ/ai xôv ^EÏva upôSsvov *A EysçY^Trl';j aôxàv xat xot>; èxyôvo’j;.

Frais de gravure. — Au cinquième siècle, on faisait payer les frais de gravure (àvaYçasvi x?;; crxr.Xï]?) aux peuples et aux particuliers que la loi concernait. Plus tard, ce fut la république qui en chargea (en son nom), jusqu’en 368, les trésoriers de la déesse; de 368-504, ceux du peuple; de 290-240, on trouve le surveillant général ( ô è— \ xvj 5 uhxÿ; (tei) pourvoyant à cette dépense. — Les décrets gravés sur marbre étaient exposés dans un lieu public, èv Yupvaffiw, èv àxfozôXet, Èv È7ct®avE<TX«x(p xvjç àyooà; xôtu;>, OU bien otcvj xa ÿoxîj irço?oû\oi; xaXtoç syEiv.

1. Le plus ancien est le traité entre les lléréens et les Éléens, « en tout dix lignes de vieux dorien, laborieusement gravées sur le métal. C’est le plus ancien document de la diplomatie européenne ». (Eggcr, Traités publics chez les Romains et les Grecs.)

2. Parmi les plombs d’origine altique, oua retrouvé un certain nombre de jetons d’entrée gratuite au théâtre; plusieurs portent en abrégé le nom des tribus athéniennes, ce qui prouve que le peuple était rangé au théâtre par tribus. (Dumont, de Plumbeis ap. Grâce, tesseris, 1870.)

3. Cf. 11. C., t. XVI, p. 357, et Caillemcr, Contrat de louage à Athènes ( Contrat des Exonéens, C. I. G., 95; de Munychie, Rev. archéolog., 1866).

4. Dirac (cf. Eggcr, Textes choisis, n° 11, Imprecatio Teiorum). — Pour se venger d’u.i ennemi, on dévouait son nom aux divinités infernales et l’on confiait cette devotio à un tombeau. ISe'wton en a trouvé à Cnide dans le sanctuaire de Déméter; une table osque, communiquée par Dulin à Bücheler (1877), est une devotio du même genre. Vov. la bibliogr. dans le Mus. rhénan , 1878, et Bréal, R. C., t. XXU1, 88.

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