III. — CRITIQUE DES TEXTES
Lu critique des textes naquit, en Grèce, par la nécessité de ramener à l’unité les différentes rédactions des poèmes d’Homère. Elle fleurit à Alexandrie, où Zénodote et Aristarque soutinrent des doctrines contraires2. A Rome, Stilon, Varron, inaugurent la critique de Plaute. Sous l’Empire, à Byzance, et pendant le moyen âge, tous les grammairiens s’occupent de critique, et constituent, avec plus ou moins de bonheur, ce qu’on appelle les vulgates des textes classiques. La critique moderne se développe surtout dans les écoles de Scaliger et de Bentley, dont Hermann est le disciple. Bentley donna la formule de la critique subjective que Zénodote 3
saec. IX. — Thucydide, Laurentianus plut. LXIX, 2. — Isocrate, Urbinas r. — Démosthène, Parisinus 1, saec. X, à Paris, un des meilleurs manuscrits grecs connus. — Platon, Parisinus A. — Const. Céphalas, Anthologie grecque, codex Palatinus (Heidelberg. et Paris).
Manuscrits latins. — Plaute, Ambrosianus palimpseslus, 236 feuilles de parchemin, à Milan, peut-être saec. V. — Térence, codex Bembinus, ayant appartenu à Bembo, en ondoie. — Cicéron, de lie publica, palimpseste du Vatican, saec. Y. — César, cod. Bongarsii primas, saec. IX (Bell. Gallic.) ; Parisinus saec. XI. — Sallustc, Vaiicanus , saec. IX, Pari ■ sinus, n° 500. — Catulle, Sangermanensis, Oxoniensis. — Ti Ig Live, Palimpseste de Vérone ; Laurentianus plut. LXII, 19 (enluminures admirables). — Lucrèce, Leidensis prunus (ublomjus de Lachmann). — Virgile, 7 mss en onciale, dont les fragm. du Vatican (Augusteus de Perlz, selon lui du iors.), le Mediceus plut. XXXIX, 29, saec. Y (ms. de premier ordre), Vaiicanus , saec. Y. — Horace, Bernensis, saec. YIII-1X. Le philologue hollandais Cruquiusa connu (?) deux mss dits Blandiniens (de l’ahhaye de Blandin) qui ont disparu depuis et ne sont connus q.ue par son édition ; ils étaient vraisemblablement fort anciens, mais on doit faire bien des réserves sur l’exactitude de Cruquius. Cf. Teuffel. — Pline le Jeune, cod. palimpseslus Ambrosianus Bobiensis, saec. VI- VIII. — Quintilien, Bernensis, saec. X. — Sénèque, Mediolanensis, saec. IX ; le; tragédies, dans un palimps. Ambrosianus (Milan), saec. Y. — Pline l’Ancien, Barnbergensis, saec. X; Parisinus, saec. VII-VIII. — Phèdre, Parisinus (Pithoeanus), saec. X. — Perse et Juvénal, Pilhoeanus, à Montpellier. — Lucain, Palimps. Bobiensis fragm., à Naples, Vienne et le Vatican. — Martial, Thuaneus, saec. X ; Puteanus, saec. X. — Fronton, Palimps. Bobiensis fragm., à l’Ambroisienne et au Vatican.
1. A défaut des manuscrits, les éditions principes ont souvent une grande importance ; ainsi les manuscrits de Velleius et de Tercnlianus Maurus ne nous sont plus connus que par les éditeurs du xv* siècle. Les meilleurs manuscrits d’Horace, de Thucydide se sont perdus depuis l’invention de l’imprimerie. On désespère de retrouver le manuscrit du de Gloria de Cicéron que Pétrarque prêta à son vieux maître d’école et qui n’a jamais été revu. — Le Mout-Athos, le Mont-Cassin et la Vaticane ayant été plusieurs fois explorés les chercheurs de manuscrits ne doivent plus attendre de surprises que des momies d’Égypte, de» couvents d’Asie Mineure, et surtout d’ilemdanum, dont une très petite partie a été visitée, et où il semble impossible qu’on ne rencontre pas un jour quelque bibliothèque d’auteurs classiques. Usque juval sperare.
1. Cobet, de Arle interpretandi, 1817 ; Tournier, Préf. des Exerc. crit. de l'École des
lluules-Études, 1875.
2. Voy. Dunlzer, Lehrs, et Pierrou (Préf. de Y Iliade), qui exécute Zénodote. 11 paraît cependant (Brugmuu, Critique du texte homérique, 1876) qu’Aristarque ne se piquait pas de lidélilé. Nauck dit qu’il ne savait pas le grec ( linguae graccae minus gnarus), ce qui fait sourire.
5. Il supprimait et changeait Si ù. -b i W.oi-i ;. Lue correction de ce genre, faite récemment par Dreykorn, semble excellente : r.z-j'iv.; tîjôtwiîov au lieu de t.îogût. i;>, qui
est si choquant (Soph., A ntig., 1252).