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SUPPORTS — ORDRES

2. Les anciennes constructions grecques, dites cycîopéennes , sont formées de pierres non taillées unies sans ciment 1. Plus tard, on les tailla et on les disposa de diverses manières. Le bois, à l’époque classique, ne sert plusguèreque pour la toiture2. Les briques, très usitées à Ninive et à Babylone, servirent en Grèce à quelques constructions5: les Romains en firent un grand usage4. Les métaux étaient employés anciennement, en Grèce, à rornementation extérieure des temples, aux portes, etc. A Borne, ils servent dans les grandes voûtes.

Supports. — 1. Le support le plus simple s’appelle poteau s’il est en bois, pilier s’il est en pierre. Quand le pilier, au lieu d’être isolé, est engagé dans le mur, il se nomme pilastre . Quand il est arrondi et isolé, il est dit colonne s.

2. La colonne, comme le tronc d’arbre, s’élargit à sa base pour porter son propre poids, et à son faîte pour porter les parties qu’on lui impose. Cet évasement de la colonne à sa partie supérieure est le chapiteau , le reste est le fût ou la tige. Plus tard, on ajouta à la colonne une troisième partie, la base6, plateau plus large sur lequel porte le fût. La colonne comprend donc trois parties : la base, le fût et le chapiteau7.

Ordres. — Il y a cinq ordres classiques dans l’architecture ancienne, le Dorique, l’ionique, le Corinthien, le Toscan et le Composite, ou ordre Romain. Les trois premiers sont d’origine grecque,

des teintes bleuâtres : celui de l’Hymette est moins estimé. On cite encore les marbres verts de Macédoine, jaunes de Lesbos, noirs de Milet et d’Alabanda, servant aux statues d’Isis et de nègres — roses et rouges ( rosso antico) pour les tètes de Bacchus, les baignoires, etc. On voit à Rome, depuis Claude, des statues de porphyre, des bustes deSérapis en basalte, etc. Dans les premiers temps, Rome se servit du lapis albanus, tuf volcanique de couleur grise (peperino), ou du lapis Tiburtinus (traverlino) ; puis des marbres de Grèce et de

I.una, en Étrurie, souvent aussi des granités (d’Ilva, d’Igilium, de Philé).

1. En ajoutant le ciment, on obtient la disposition dite appareil polygonal, opus incertum. La disposition la plus fréquente à la bonne époque est Vopus isodomum (pierres égales avec des assises de hauteur égale) qu’on rencontre au Parthénon et au temple de la Victoire Aptère. Si les assises sont alternativement hautes et basses, on a 1 ' opus pseudisodomum. L 'opus reticulatum (maçonnerie maillée), formé de petites pierres posées sur un angle qui donnent au mur l’aspect d’un réseau, est particulier à l’architecture romaine.

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