Sommes-nous obligés d'empêcher le suicide
Oui, sans doute, et même en employant la violence, en cas de besoin : c'est empêcher un acte de démence et un crime.
103. Sommes-nous obligés de conserver la vie de notre prochain en lui faisant Vaumône?
Certainement il y a pour nous obligation grave de faire l'aumône à celui qui ne pourrait conserver la vie sans ce secours,
dans la supposition qu'un autre ne Tassiste pas dans cette nécessité extrême^ et que nous-mêmes, en lui donnant raumône,nous ne soyons pas exposés au péril de perdre la vie.
Et même, en général, le riche doit prendre sur les biens superflus à son rang^ pour faire l'aumône, non-seulement aux pauvres qui se trouvent dans une nécessité extrême, ou pressante; mais encore à ceux qui n'ont pas de quoi vivre, et qui ne peuvent se procurer le nécessaire par le travail.
Mais cette obligation n'existe pas envers les paresseux qui ne veulent pas travailler.
Au contraire, nous sommes obligés de les mettre, par notre refus, dans la nécessité de travailler et de se rendre utiles à euxmêmes et à rhumanité.
Demander Taumône sans être dans le besoin, c'est un acte de fourberie, de bassesse et dinjustice.
104. Est-on quelquefois obligé de préférer la vie d'autrui à la sienne?
La raison ne peut jamais commander, mais bien conseiller de préférer la vie d'un
3° De soumetlre le corps à l'empire de la raison, en refrénant reffervescence de ses humeurs par le jeûne et une diète modérée.
à) L'obligation de chercher sa guérisoUy quand on est malade, est assez évidente par elle-même.
107. Quels sont en général les moyens que l'homme doit prendre pour conserver la santé et les forces du corps f
Ces moyens comprennent la nourriture, le vêtement et le logement.
En conséquence l'homme est obligé :
1° De se procurer les moyens d'existence nécesaires et en cas qu'ils lui manquent de travailler à les produire.
2^ De ne point détruire volontairement les moyens d'existence ni ce qui les produit.
Il s'ensuit de là que Thomme est obligé de déployer de l'activité, d'aimer le travail, de s'y livrer avec constance et de conserver, par une sage économie, les biens que la Providence a mis à sa disposition.
Les vices opposés à l'amour du travail et à l'économie sont la paresse et la dissipation ou la prodigalité.
Lorsque l'économie est poussée jusqu'à
Texcès, elle se change en cupidité et en avarice,
108. Quel est le dernier de voir de l'homme par rapport au corps ?
C'est de Vinhumer avec décence.
Mais auparavant il est important que la mort soit bien constatée,
(Fin de la morale générale,)