‹ Manuel de phrénologieChapitre 12 sur 21 · LEURS ORGANES · texte numérisé non relu

LEURS ORGANES

Les phénomènes de la nature sont trop multipliés pour qu^un principe unique puisse suiGre

à leur explication. Plusieurs Anciens ont pensé qu'il y a dans Thommeunc âme déraisonnable et une âme raisonnable. D'autres n^admettent qu'une âme dans Phomme; mais ils reconnaissent eîi elle plusieurs facultés. On peut dire qu^il n'y a aucun système soit philosophique soit physiologique, ancien ou moderne, qui n'ait admis plusieurs facultés mentales.

De même qu'on divisait et subdivisait les facultés de l'âme, de même on leur assignait difféfens sièges. On plaçait ordinairement l'âme raisonnable dans la tête, et l'âme déraisonnable, dans les viscères ; — Albert le Grand , archevêque de Ratisbonne, danf le treizième siècle; — Pierre de Montagna ; — et Ludovico Doki en Italie; et le docteur Gordon en Ecosse, dans le quinzième siècle , ont dessiné des têtes et y ont indiqué les sièges des différentes facultés de l'entendement. Charles Bonnet considérait même chaque fibre cérébrale comme affectée à une fonction particulière.

Tous les phénomènes mentaux, dans Fétat de santé et de maladie, concourent à démontrer que le cerveau étant l'instrument de l'âme, n'est pas un organe unique, mais un assemblage d'autant d^organesparticoti^rs qu'il y a de facultés spéciales. La phrénologie a le seul mérite

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«le spécifier les facullés mentales el de démontrer leurs organes*

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