INTRODUCTION
Il est connu que le Docteur Galx a le grand inérite d'avoir été le prennier auteur d'une nouvelle doctrine, et que c'est lui qui a découvert la base de la physiologie du cerveau en comparant les talens et les actions des korames et des animaux avec le volume de leur organisalion cérébrale. Dès sa première jeunesse, il s'est distingué par un penchant à l'observation «t à la réflexion. Dans les écoles, ayant à redou- 1er ceux de ses condisciples qui apprenaient par -cœur avec une grande facilité, et qui lui enlevaient assez souvent, lors des examens^ la place qu'il avait obtenue dans l'école par ses compositions, il remarqua qu 'ils|avaient de grands y<eux saillans. Il changea plusieurs fois de séjour , rencontra toujours quelques individus doués d'une mémoire extraordinaire , et il remarqua toujours en eux des yeux saillans.
Userendifà Vienne, en Autriche, dans
Tannée 1781 , pour s^appliquer à Fétucle de la médecine. Il apprit alors qu^on ignorait les fonc* tinns du cerveau , et voyant quMl reconnaissait la mémoire verbale à un signe extérieur, il s^imagina qu'il en pourrait être de même des autres facultés de Fâme et de Fesprit ; il espéra que de semblables découvertes le conduiraient à connaître les fonctions du cerveau ; car il n'eut jamais l'idée, comme Tont prétendu ses détracteurs, et comme le croient encore les gens du monde « que les facultés eussent leur siège dans tel ou tel endroit du crâne. Mais comme plus tard il montra à ses auditeurs les marques extérieures des organes à la surface des crânes, sa doctrine reçut le nom de crânologie ou cranioscopîe. Le crâne n'étant que Tenveloppe osseuse du cerveau qui est l'organe des facultés de Tâme et de l'esprit, le nom crânologie n'exprime nullement la nature et l'étendue de celle science.
Dans le principe, M. Gall ne cherchait des signes que dans la forme générale de la tête pour les facultés iniellectuelles dans le sens des écoles , telles que la mémoire , le jugement , l'imagination , elc. Mais les observations qu'il faisait , n'étaient pas satisfaisantes , et des exceptions l'avertissaient qu'il était dans Terreur.
Tetg à peu, M conçut rjdée qu'A falLît clier£her tles signes extérieurs dans des endroits limités <îe la tête , de même que la mémoire était indiquée seulement par des y^ux saillans.
Quelques individus connus par leurs caractères , et auxquels M, Gall trouvait des parties de la tête extrêmement développées, liu firent naître l'idée de chercher aussi dans* la lête de$ signes pour les facultés morales.
Pendant long-temps , il n'a employé que des moyens physiognomiques pour trouver les fonctions du cerveau ; mais la physiologie étant imparfaite sans TanatORue, il sentait le besoin de fair€ des recherches anatomiques sur l'organe de Tâme.
En 1800, j'assistai, pour la première fois, à un cours privé que Gall répétait de tempj «n temps à Vienne depuis quatre ans. Je sentis beaucoup d'attraits pour la doctrine du cerveau, et depuis l'époque où j'en ai pris connaissance pour la première fois 9 je ne l'ai plus perdu de vue. Ayant fini mes études d'école en 1804, j'eus le bonheur de lui 'être associé pour poursuivre particulièrement la partie analomique. Depuis i8o4 jusqu'en i8i3, nous avons suivi , en commun , nos recherches, qui avaient pour Lut ranatoraic et la physiologie du système
nerveux en général , et du cerveau en particulier. Quant aux détails de nos découvertes particulières et du mérite respectif de chacun de nous , je renvoie le lecteur à nos publications , surtout à Tintroduction de mon ouvrage sur la phrcnologie, à Tappendix de mon essai philosophique , et à un article inséré dans un journal périodique anglais. (Foreign Qualerly Review, N. III. )
Je diviserai ce sommaire en trois sections.
Dans la première, j^indiquerai les principes phrénologiques; dans la seconde, je considé-
'rerai les facultés spéciales ; et dans la troisième, je ferai quelques remarques générales sur Tuli^
' lité et sur Tapplication de la phrénologie.
MANUEL
DE
PHRëNOLOGIE;