CHAPITRE III
t% CERVEAU EST L^OROANE DES PHÉNOMÈNl^S AFFECTIFS ET INTELLECTUELS.
Depuis long* temps différens auteurs ont dé-. cUrë que lecefveau est l'organe de râme,quoique d^autres doutent encore de cette ^éritéé I/a* plupart de nos prédécesseurs ont cherché la ■ cause des manifestations affectives de Tâme dans les viscères de Tabdomen et du thorax, tandis que les phrénologisles placent les facultés affectives de même que les facultés intellectuelles dans le cerveau. Les preuves qui établis-, sent cette proposition, sont :
1. Toutes les parties du corps peuvent être lésées sans que les phénomènes affectifs et intellectuels soient anéantis.
2. On n^observe jamais des manifestations affectives et intellectuelles sans cerveau.
3. Un développement trop défectueux da cerveau empêche les phénomènes affectifs et intellectuels.
4* Les hommes à grands talens et ceux qui se sont distingués par leurs caractères , ont toujours eu un cerveau volumineux.
S. Certaines facultés mentales sont plus actl*
( io)
Tes chez les femmes, d'autres che;s les hommes, les cerveaux des deux sexes varient également.
6. Il y a des caractères nationaux, et il y a» des têtes nationales.
7. Les phénomènes mentaux varient d'après le développement cérébral dans les différens âges.
En effet , tout concourt à prouver que le cerveau seul eS l'organe des phénomènes affectifs et intellectuels. Cependant on' fait encore des objections f et il est nécessaire d^y répondre.
On rapporte un grand nombre d^observations selon lesquelles les lésions du cerveau les plus considérables n'ont aucunement nui aux manifestations de Tâme. Il y a aussi un grand nombre de cas où les manifestations mentales avaient subi de grands dérangemens, et où Ton n'a découvert aucune lésion dans la substance cérébrale.
Dans la première partie de cette objection , on oublie que les parties cérébrales sont paires; qu'une partie peut être lésée ou détruite y tandis que la congénère, de Tautre côté, peut continuer sa fonction. On ignorait aussi la directirin et l'étendue des parties cérébrales. En ooitre, les fonctions spéciales des parties individuelles étaient inronnues.
Dans la seconde partie de Tobjection il faut
considérer quM y a des altérations qu'on ne saurait jamais distinguer par les cinq sens»
On prétend aussi que quelquefois l'eau a détruit , dissous ou désorganisé le cerveau, tandis que les facultés mentales ont continué à se manifester. D'abord, Texpérience démontre que le cerveau existe louJDurs dans les hydrocéphales qui m,anifestent des facultés mentales, cl celte objection est réfutée par la connaissance exacte de la structure du cerveau.
J'ai répondu en détail à ces objections, ainsi qu'à plusieurs autres, dans mon ouvrage sur la phrénologie.