MODE DE PROPAGATION DU SON. S
ment se propage, et la dernière boule seule est chassée a\ s'élève i une hauteur presque égale à celle don! la première boule est tombée ; une quelconque des boules intermédiaires s'est comprimée à un certain moment, par le choc, puis est revenue à sa fnnne primitive en réagissant sur les boules voisines, et c'est ainsi que le mouvement s'est propagé.
Si l'on écarte et si on laisse tomber à la fois deux boules, à l'extrémité opposée, deux boules s'élèvent ensemble. Le mou-
vement communiqué d'un côté se transmet de l'autre côté en conservant à peu près la même intensité.
Après avoir placé la dernière boule contre un mur, si l'on fait tomber la première, le mouvement se réfléchit contre cet obstacle, et la première boule, après une allée et une venue, 'élève de nouveau.
F ropagation du son dans un tube cylindrique. Soit un tube cylin-
drigue AB (fig. 226), d'une longueur indéfinie, contenant de l'air; imaginons à l'entrée A une paroi ab, et supposons que cette paroi s'est déplacée de ab en cd; l'air, fluide élastique, sera comprimé vers la droite ; la tranche efy qui est mobile, sera déplacée par l'élasticité de l'air et se mouvra de ef en gh, d'une longueur eg égale à ac ; celte deuxième tranche produira le môme effet, et le mouvement se transmettra ainsi de proche en proche dans toute la longueur du tube AB, comme se transmet le mouvement
Fio. 226.
Figure serrant & expliquer la propagation du son dans un tube cylindrique.
dans une série de billes élastiques ; si nous plaçons la membrane du tympan à l'extrémité B, cette membrane sera poussée vers l'oreille interne à un certain moment par la compression de la couche d'air qui l'avoisine dans le conduit auditif. Produisons maintenant le mouvement inverse, ramenons la paroi de cd en aô, c'est une dilatation qui va se produire dans la colonne d'air voisine, et chaque tranche considérée dans le tuyau se mouvra de la droite vers la gauche, pour remplir le vide partiel qui se produit.
Propagation du son d'un diapason dans un tube cylindrique, — Lorsque la branche d'un diapason accomplit une vibration, c'est comme un pendule qui oscille ; la vitesse du mouvement, nulle d'abord, augmente progressivement pour devenir maximum au milieu de l'amplitude et décroître ensuite ; on peut se représenter la décomposition de ce mouvement en un certain nombre de mouvements élémentaires analogues à celui que nous venons de considérer et qui se répètent dans les tranches d'air qui vibrent successivement.
Supposons qu'une vibration simple d'un diapason dure un centième de seconde, grossissons le chemin parcouru par la branche mn (fig. 227), qui est la distance comprise entre mn et pq ; c'est au milieu or que la vitesse de la vibration est la plus grande ; mn commence à se déplacer et communique aussitôt le mouvement a la tranche d'air voisine, qui vibre avec un?