‹ Manuel de physique médicaleChapitre 148 sur 342 · INTERVALLES MUSICAUX · texte numérisé non relu

INTERVALLES MUSICAUX

une membrane de caoutchouc au centre de laquelle on a collé une plaque mince de métal. L'air de l'ampoule communique avec la cavité du tambour, mais il est séparé de l'air extérieur; comprime- t-on l'ampoule, la membrane du tambour est soulevée aussitôt, elle s'abaisse dès qu'on cesse la compression. Ces mouvements sont amplifiés par un long levier ol; une petite tige verticale fixée au centre de la plaque vient rencontrer près de son axe de rotation ce levier dont l'extrémité inscrit les mouvements sur une bande de papier noirci mû par un mouvement d'horlogerie.

Si l'on touche l'ampoule avec un diapason qui vibre, l'extrémité du levier inscrit les vibrations, môme quand on donne au tube de caoutchouc une grande longueur.

MM. Chauveau et Marey ont introduit dans le cœur droit d'un animal une sonde à deux ampoules, l'une pour l'oreillette, l'autre pour le ventricule, communiquant par deux tubes isolés avec deux tambours munis de leviers ; l'ampoule d'une deuxième sonde fut placée dans un espace intercostal, à l'endroit où l'on sent le battement du cœur; les leviers .des trois tambours furent disposés l'un au-dessus de l'autre, de manière que leurs extrémités étaient sur une ligne verticale (fig. 229). Les expérimentateurs démontrèrent ce que l'on reconnaît à la première vue des courbes (fig. 230), que la contraction de l'oreillette précède la systole du ventricule, et que celle-ci coïncide avec le choc du cœur.

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