‹ Manuel de physique médicaleChapitre 165 sur 342 · ORGANE DE LA VOIX · texte numérisé non relu

ORGANE DE LA VOIX

haut par suite d'un souffle intense. Le rôle des cordes vocales supérieures ne paraît pas important dans le mécanisme de la

cl celle des foMei n.selcs.

L'épïglotte, qui peut s'abaisser et recouvrir l'ouverture du larynx, empêche les corps étrangers de pénétrer dans les voies aériennes.

GlïBANT. 20

Des muscles disposés par paires s'attachent aux cartilages du larynx, tendent, rapprochent, écartent et détendent les cordes vocales, et jouent un rôle essentiel dans le mécanisme de la voix*

Production de la voix. — Examen an laryngoscope. — Pour que la voix se fasse entendre, il faut que les cordes vocales soient tendues et que les muscles expirateurs produisent un courant d'air assez intense ; pour cette dernière condition, une certaine étroitesse de la glotte est nécessaire. Si Ton introduit un miroir plan tenu par un manche au fond du pharynx, et si à l'aide de rayons lumineux on éclaire la glotte (laryngoscope), on peut voir facilement l'image des cordes vocales ; si la personne soumise à l'examen chante ou parle à voix haute, on voit aussitôt les deux lames membraneuses entrer en vibration, elles se renflent en leur milieu, et prennent tout à fait l'apparence des anches membraneuses dont nous avons parlé plus haut.

Ferrein a dit avec raison, que la voix est produite par les lèvres de la glotte qui vibrent comme des cordes, et que l'air est l'archet qui les met en jeu.

Recherche» de j. Maiier. — J. Mûller a développé cette théorie et l'a démontrée par des expériences nombreuses faites sur des larynx humains, et reproduites sur des larynx artificiels ; les conséquences principales de ses travaux sont les suivantes :

1° Les ligaments inférieurs ou cordes vocales donnent, la glotte étant étroite, des sons pleins et purs lorsqu'on souffle par la trachée-artère.

2° Lorsqu'on enlève les parties qui surmontent le larynx, l'intensité des sons diminue.

3° Pour une même tension des cordes vocales, le son conserve la môme hauteur, que la partie postérieure de la glotte soit ouverte ou fermée.

tx° En variant la tension, les sons du larynx peuvent changer dans l'étendue d'à peu près deux octaves, ce qui est à peu près l'étendue ordinaire de la voix humaine.

5° A tension égale des cordes par un poids, la force plus grande du souffle élève le son, d'une quinte environ.

Les expériences de Mûller sur des larynx humains, dans lesquelles les actions musculaires étaient remplacées par des fils enroulés sur des poulies et terminés par des poids, ont été répétées aussi par cet habile physiologiste sur des larynx artificiels construits avec des lames de caoutchouc disposées comme les cordes vocales et tendues aussi d'une manière convenable (fig. 251).

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