BASSE. TÉNOR. CONTRALTO. SOPRANO
163* à 696 266* à lOM 348» à 1392 522* à 2088 miA fas ut2 ut4 fa2 faA utt uts
Production de» voyelles. — Certains sons, éléments fondamentaux de la parole, ont reçu le nom de voyelles. Pour bien apprécier leur mode de formation, examinons d'abord le langage à voix basse. Lorsque nous prononçons à voix basse les voyelles a, e, i, o, w, il est certain que les lèvres de la glotte ne vibrent pas ; le son est produit par le souffle de l'air expiré à travers plusieurs ouvertures dans la cavité de la bouche, qui offre pour chaque voyelle une forme spéciale et qui fonctionne comme un véritable résonnateur. Voulons-nous faire entendre la voyelle c, par exemple, la bouche est assez largement ouverte; inspirons ou expirons de l'air, nous entendons toujours la voyelle a. Si nous voulons maintenant dire à haute voix la môme voyelle, les cordes vocales se mettent à vibrer ; dans le son produit, parmi les harmoniques, il y en a qui sont renforcés par la cavité buccale, et ce sont eux qui composent la voyelle a. Si nous chantons o, c'est la môme jehose, les cordes vocales vibrent plus longtemps, et ce sont toujours les mômes sons qui, renforcés par le résonnateur buccal, font entendre la môme voyelle.
Si nous prononçons e à voix basse, ou à voix haute, aussitôt la forme de la bouche change, elle devient celle d'un flacon sphérique avec un col étroit et long ; pour o et u, la cavité buccale ressemble à un globe présentant uu col étroit.
Analyse des voyelles. — L'analyse des voyelles se fait facilement avec les résonnateurs de M. Helmholtz. Si l'on prononce la voyelle a, on reconnaît que le résonnateur qui vibre avec le plus d'intensité est la4 g ; approchons de la bouche disposée pour prononcer la voyelle a un diapason tenu à la main, qui vibre et produit la4 #, aussitôt le son est renforcé ; donc la cavité buccale est un résonnateur accordé pour ce son musical.
Si l'on dispose la bouche pour prononcer o, le résonnateur
buccal renforce le son las%; ce qui caractérise la voyelle o, c'est donc la prédominance de ce son musical.
Cette analyse peut se faire aussi devant les cordes d'un piano.
Synthèse des voyelle». — Après avoir développé l'analyse du son des voyelles, M. Helmholtz en a fait la synthèse. Il prit pour cela douze diapasons donnant la série des notes harmoniques de \aK #, qui étaient maintenus en vibration par des électro-aimants ; derrière chaque diapason se trouvait un résonnateur accordé sur le son fondamental ; on pouvait ouvrir ou fermer plus ou moins, à l'aide d'un clavier, les ouvertures des résonnateurs, et faire entendre ainsi à volonté tel ou tel harmonique. Ainsi, en faisant prédominer la4 # , on entendit a; en faisant prédominer las # , on eiîtendit o, et avec cet appareil ingénieux M. Helmholtz put produire les voyelles avec leur timbre, et même obtenir le timbre des sons de divers instruments.
Consonnes. — Les consonnes sont des bruits qui naissent par la vibration des parties mobiles que rencontre l'air expiré : les unes se forment à l'ouverture des lèvres, telles c je P, B, ce sont les consonnes labiales ; d'autres sont produites entre la langue et 1% palais, ce sont les linguales T, D; enfin il y a des consonnes gutturales qui se produisent surtout au fond de la bouche, telles que K et G.
Les consonnes sont plutôt des bruits que des sons musicaux ; on ne peut pas les chanter sur une note et leur donner ainsi la durée qui caractérise le son musical.
La production des consonnes a lieu, soit au moment d'une ouverture ou d'une fermeture subite de la bouche, soit dans des mouvements moins brusques; pour les consonnes M et N, il y a une certaine résonnance de la cavité buccale, et, sous ce rapport, ces lettres se rapprochent des voyelles.