CHAPITRE III
distribution dk l'électricité.
■.'électricité ae aorte a la snrraee de» earan. — Linc sphùre creuse de métal, portée sur un pied de verre, présente une ouverture 0 par laquelle on peut introduire une petite sphère de métal 6, tenue par une baguette de verre (fig. 360). On électrise le métal isolé en le touchant avec un bâton de verre Trotté; on met en contact la boule d'épreuve avec la surface extérieure, puis on l'approche d'un pendule non isolé qu'elle attire, tandis que, touchée avec la main, appliquée contre la surface intérieure et présentée au pendule électrique, la boule 6 ne l'attire pas.
On peut électriser la sphère à l'intérieur au moyen d'une chaîne communiquant avec une machine électrique, introduite par l'ouverture 0, et l'expérience donne les mêmes résultats.
Recouvrons une sphère de métal isolée et Ëlectrisée avec deux hémisphères creux métalliques, tenus par des manches de verre (fig. 261); séparons -les ensemble: chacun d'eux attire le pendule et la sphère ne l'attire plus.
Dans les appareils construils pour l'étude de l'électricité, les Sf""'re """V*?™™. *' °" parties métalliques sont creuses ; pour faire un disque métallique, on se conlenle souvent
Ce conducteur isolé par un pied de verre est électrisé. Le plan d'épreuve placé sur la partie large prend peu d'électricité, la torsion est petite dans la balance de Coulomb ; ou bien un pendule est attiré à une petite distance, tandis que le plan appliqué près de la pointe prend une quantité d'électricité proportionnellement beaucoup plus grande, qui dans la balance repousse la boule mobile avec une force telle, que pour maintenir à la même distance le plan et la boule, il faut une torsion bien plus grande : ainsi l'électricité se porte en plus grande quantité sur les pointes que sur les parties arrondies. Dans les conditions exposées, les quantités d'électricité sur les différents points de la surface sont entre elles comme les angles de torsion que l'on trouve.
L'expérience démontre que si la pointe est très-aiguë, l'électricité s'y porte en telle quantité, qu'elle abandonne complètement la surface métallique et s'échappe dans l'atmosphère par la pointe, de sorte que^ le corps ne peut conserver l'électricité qu'on lui donne.
La pression atmosphérique maintient l'électricité à la surface des corps. — Si l'on introduit sous la cloche d'une machine pneumatique une sphère métallique électrisée, isolée du sol, et si on fait le vide, on reconnaît, après avoir rendu l'air, que la sphère ne contient presque plus d'électricité; c'est à peine si elle attire encore les corps légers : c'est donc la présence de l'air qui maintient l'électricité à la surface des corps et s'oppose à l'effort qu'elle fait pour s'échapper, qui est d'autant plus grand que la quantité d'électricité est plus grande sur l'unité de surface. On emploie souvent l'expression de tension électrique pour désigner cet effort; nous pouvons comparer entre elles les tensions électriques, dont le rapport est égal à celui des quantités d'électricité que nous savons mesurer avec la balance de Coulomb. Plus la tension électrique augmente sur une surface donnée, plus sont énergiques les phénomènes d'attraction et de répulsion que l'on constate en faisant agir cette surface électrisée sur les corps voisins.