BALANCE
repose par son tranchant mousse sur deux surfaces planes et horizontales.
Le fléau doit être construit de telle manière qu'un plan passant par le couteau le divise en deux moitiés parfaitement symétriques , et que son centre de gravité se trouve un peu au-dessous de la ligne de suspension. Dans ces conditions, si l'on écarte le fléau de sa position horizontale, son poids, appliqué au centre de gravité, l'y ramène ; l'équilibre est stable. Aux extrémités du fléau sont deux couteaux dont le tranchant est dirigé en haut ; symétriquement placés, la ligne droite qu'ils
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Fig. 40.
Fléau d'une balance.
déterminent passe par la ligne de suspension ; sur chacun d'eux repose un crochet qui soutient un plateau. Une aiguille perpendiculaire au milieu du levier, qui se meut sur un cadran, doit se tenir verticale lorsque le fléau est horizontal ; si elle s'incline d'un côté, elle indique que le fléau penche du môme côté. Une bonne balance doit satisfaire à deux conditions : la justesse et la sensibilité.
1° Justesse. — Une balance est juste lorsque deux poids égaux, placés dans les plateaux, maintiennent le fléau horizontal ou l'aiguille verticale. Voici alors ce qui se passe : ces deux poids et les poids égaux des plateaux sont des forces égales et parallèles appliquées aux extrémités du levier ; leur résultante passe par le milieu du fléau, elle est détruite par la résistance des plans qui soutiennent le couteau ; d'autre part, le centre de gravité du fléau, se trouvant au-dessous de la ligne de suspension, le fléau reste horizontal.
2° Sensibilité. — Une balance est sensible lorsqu'un poids très-faible, comme celui d'un milligramme, ajouté dans l'un des plateaux, fait pencher le fléau de son côté : mouvement qui est manifesté par l'aiguille. Ce poids, qui est en excès dans l'un des plateaux, représente une force qui agit sur un levier dont la longueur est la distance qui sépare le point de suspension du plateau du tranchant du couteau ; cette force agit sur un levier
GRKHÀNT. 3