MACHINE DE M. HOLTZ
la machine, on commence par élec-
Pour faire n Iriser une armure. Pour cela, on emploie une plaque de caoutchouc durcie que l'on frotte avec une peau de chat, on réunit les deux conducteurs ; le caoutchouc eat laissé en contael avec l'armure pendant quelques instants, et l'on fuit tourner le disque mobile: bientôt la machine es' amorcée, on peut enlever le
caoutchouc, écarter lea deux conducteurs, et l'on voit jaillir entre eux un flot continu d'étincelles électriques.
L'armure chargée, je suppose, d'électricité positive, agit par influence sur la portion du disque mobile qui passe devant l'échancrure, attire sur la surface voisine de l'électricité négative et repousse sur la surface opposée de l'électricité positive ; celle-ci agit sur les pointes des conducteurs, attire l'électricité négative, qui la neutralise, et repousse sur le mêlai isole l'électricité positive. Les mêmes phénomènes se produisent sur toutes les portions du disque mobile qui se présentent successivement. Le disque en mouvement reste chargé seulement d'électricité
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négative qui, sur la paroi voisine du disque fixe, attire de la positive, maintenant la première à eon tour; cette électricité négative, passant devant la seconde armure, attire par influence
de l'électricité positive qui la neutralise, tandis que l'armure reste chargée d'électricité négative ; celle-ci décompose l'électricité neutre du disque mobile, attire de son coté de l'électricité positive, repousse du coté opposé de la négative, et par suite aussi de l'électricité négative sur le conducteur voisin. Les deux
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conducteurs sont donc chargés d'électricités de nom contraire, qui se réunissent en donnant des étincelles lorsqu'on les approche l'un de l'autre.
Cette machine, qui donne beaucoup d'électricité, est beaucoup plus facile à tourner que la machine ordinaire.
Lorsqu'on enveloppe de tubes de verre des fils de platine trèsfins que l'on réunit aux deux conducteurs, et qu'on plonge dans Veau les pointes de métal, le liquide est décomposé par le passage du courant électrique; on voit s'élever de petites bulles de gaz : le volume de l'hydrogène est le double de celui de l'oxygène.
Machine d'Armetrong. — Une chaudière à vapeur portée sur des pieds de verre isolants (fig. 275), contient de l'eau distillée que l'on chauffe jusqu'à ce que la vapeur atteigne une pression de 8 atmosphères ; la vapeur peut être conduite à l'aide d'un robinet dans trois tuyaux disposés horizontalement, enveloppés d'étoupe et plongés dans une boîte B pleine d'eau froide ; chaque tuyau se termine par un ajutage métallique a formé d'un conduit contourné creusé dans le métal, suivi d'un cylindre creux de buis; devant les 'ajutages, on place un peigne de métal p, garni de pointes, fixé à un conducteur isolé G.
Lorsqu'on ouvre le robinet de la chaudière, la vapeur s'échappe par les tuyaux, se condense en partie dans la boîte ; les gouttelettes d'eau, chassées vivement par la vapeur, frottent contre la surface intérieure du buis, et ce frottement sépare les deux électricités ; l'eau et la vapeur se chargent d'électricité positive qui se communique aux pointes, les parois de l'ajutage et la chaudière se chargent de négative.
Si l'on réunit par un arc de métal (excitateur) le conducteur avec la chaudière, on observe un flot continu d'étincelles, auxquelles on peut donner plusieurs décimètres de longueur.