BALANCE DE PRECISION
le poids est placé sur l'un des plateaux, on met sur l'autre des corps quelconques, du plomb, du sable, ou de la limaille de fer, jusqu'à ce que l'équilibre horizontal soit obtenu ; puis, on remplace l'objet par des poids titrés pour rétablir l'équilibre ; le nombre de grammes et de fractions de gramme représente le poids du corps. Ce procédé est toujours mis en usage lorsque l'on veut obtenir le poids d'un corps avec l'exactitude qu'exigent souvent les recherches de physique et de chimie, ou la pratique de la pharmacie : on fait deux pesées.
Lorsqu'on doit chercher un certain nombre de poids , tous inférieurs à 100 grammes, par exemple, on abrège beaucoup l'opération par remploi d'une tare : on appelle ainsi un morceau de métal qui, placé sur le même plateau, exige pour être équilibré un poids placé sur l'autre, que Ton a déterminé une fois, ce qu'il est bon de vérifier de temps en temps.
Supposons qu'une tare étant placée d'un côté, un poids de 100 grammes, par exemple, exige sur l'autre plateau un poids égal à 100*r,002, pour que l'équilibre horizontal soit établi. Laissons la tare, mais remplaçons ce dernier poids par l'objet qu'il s'agit de peser, dont le poids est inférieur à 100 grammes. — 11 faut ajouter au corps 30 grammes, par exemple, pour établir l'équilibre ; alors, le poids du corps s'obtient par une simple différence : 100«r,002 — 30 grammes = 70*r,002. Nous ferons ainsi une série d'opérations simples, et chacun des poids sera obtenu par double pesée.
Balance de précision. — Dans les balances de précision employées par les physiciens et les chimistes, qui peuvent peser 300 grammes, plus ou moins, selon leurs dimensions, on peut répondre d'un ou d'un demi-milligramme. Le fléau est généralement évidé,ce qui le rend plus léger; il présente verticalement, dans le sens de la traction exercée par les poids, le plus de largeur et de résistance (fig. 42),
L'aiguille qui indique si le fléau est horizontal est fixée audessous du levier, et possède une longueur presque égale à la hauteur de la colonne destinée à porter le fie au ; elle se meut sur un cadran divisé.
Au-dessous du couteau se trouve un plan très-dur d'agate, enchâssé dans une pièce de métal fixée perpendiculairement à la colonne verticale.
Pour ne point fatiguer inutilement le couteau, quand la balance ne fonctionne pas, une paire de fourchettes mise en mouvement par des leviers placés dans la colonne creuse et par un bouton extérieur, saisit le fléau et le maintient au-dessus du
plan d'agate; lorqu'on tourne convenablement le boulon, le couteau vient reposer sur ce plan. Dans les pesées, il faut changer les plateaux, ajouter ou retrancher des poids pendant que le flëau est soulevé; puis on reconnaît, lorsqu'il est abaissé, parla rapidité ou la lenteur du mouvement de l'aiguille, si l'on approche de l'équilibre horizontal.
Au-dessus du fléau, en son milieu, les constructeurs ont fixé une vis dont le pas est petit, munie d'un écrou mobile. Éloigne-t-on l'écrou du fléau, on rapproche de la ligne de sus-
pension le centre de gravité du fléau, la balance devient plus sensible ; mais, si l'on écarte Irop cette pièce mobile, le centre de gravité s'élève au-dessus de la ligne de suspension, et l'équilibre devient instable, la balance est folle, le moindre poids ajouté dans l'un des plateaux imprime au fléau un mouvement tel qu'il tend à se mettre vertical ; le poids du levier appliqué
BALANCE DE QCINTENZ.
m centre de gravité agit, par rapport à la verticale du point de suspension, du même côté que les poids, et ne peut plus leur foire équilibre.
Aussi il faut manoeuvrer l'écrou avec beaucoup de précaution.
Us plateaux sont de platine et soutenus par des fils de ce métal.
Une cage vitrée protège la balance et présente des portes que l'on ouvre pour introduire les objets et les poids.
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Basciile. (On ■ enlevé li piste-forme pour montrer la diipoution des levier) mr learpielu elle Soit élre placé».)
miner le poids de l'homme, il faut employer de grandes balances, ou mieux la bascule, qui est d'un si grand usage dans le commerce (fig. u3). Cet appareil repose, comme la balance, sur les propriétés du levier; mais il est disposé de telle sorte que le corps qu'il s'agît do peser appuie sur un bras de levier qui est M fois plus court que le bras du levier des poids titrés. L'équilibre étant établi, il faut multiplier par 10 le poids placé sur le plateau.
Avant de peser un corps, il faut s'assurer qu'il y a équilibre entre le plateau et la plate-forme, ce que l'on reconnaît a ce qu'un repère mobile vient se placer vis-a-vis d'un repère fixe ; wcondement, que l'équilibre subsiste encore lorsqu'un poids
de 100 kilogrammes est placé sur la plate-forme et un poids de 10 kilogrammes sur le plateau.
Le poids de l'homme doit être déterminé dans beaucoup de circonstances, et cette détermination a plus d'importance que l'on ne croit ; elle peut annoncer un changement dans les conditions de la santé. Dans la convalescence des fièvres graves, et, en particulier, de la fièvre typhoïde, le médecin trouve de l'intérêt à suivre les progrès du poids. Chez les enfants nouveau-nés, alors que l'accroissement est si rapide, le poids reste-t-il stationnaire, l'attention du médecin sera appelée sur un trouble de la nutrition.