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TÉLÉGRAPHE ÉLECTRIQUE

struire un électro-aimant qui peut supporter plusieurs personnes. Ce sont les électro-aimants qui sont employés comme moteurs électriques. Aussitôt que le courant cesse, le contact n'est plus attiré, cependant s'il ne supporte pas de poids, il reste fixé au fer doux pendant quelque temps; mais vient-on à le séparer, on ne peut plus l'attacher de nouveau ; ce phénomène ne se produit plus, quand on interpose entre le contact et l' électro-aimant une feuille de papier, ou bien quand on empêche, par un obstacle quelconque, le contact de venir toucher le fer qui s'aimante.

C'est sur le principe de l'aimantation du fer doux par le passage d'un courant et de la désaimantation lors de l'interruption du courant qu'est fondé le télégraphe électrique.

Fait-on passer le courant autour d'un barreau d'acier, il se produit un aimant permanent qui présente deux pôles, si on laisse constant le sens de l'enroulement du fil; on obtient un plus grand nombre de pôles, si l'on change plusieurs fois le sens de l'enroulement du fil.

Télégraphe électrique. — Je ne puis décrire ici plusieurs systèmes télégraphiques, je parlerai seulement du télégraphe écrivant de Morse, qui, modifié par M. Digney, est très-employé actuellement.

Deux appareils servent à l'envoi et à la réception d'une dépêche : le premier est le manipulateur, le second est le récepteur (fig. 331). Placés en deux stations plus ou moins éloignées, ils communiquent par deux fils qui peuvent former le circuit d'une pile.

Récepteur de Morse. — Au-dessus d'un électro-aimant fixé verticalement, est suspendu un levier horizontal DO/" mobile autour d'un axe 0, offrant un contact f% cylindre de fer doux. Deux petites colonnes V,\7, soutenues par un support, limitent les mouvements de l'extrémité du levier et empêchent le contact de venir toucher l'électro-aimant; un ressort faible R fixé entre l'axe et l'extrémité D maintient le levier appuyé sur la colonne supérieure V et le point D abaissé. Un courant qui traverse l'électroaimant attire le contact, soulève l'extrémité D pendant tout le temps que dure le passage de l'électricité. Une feuille de papier sans fin enroulée sur une poulie très-mobile est saisie par deux cylindres C et CJ qui sont mis en mouvement par un système d'horlogerie et guidée par les poulies r et r'. Cette bande de papier passant au-dessus, mais près de l'extrémité D, se meut au-dessous d'une petite roue de fer dont le bord mince appuie contre un tampon constamment imbibé d'encre.

Ma ÉLECTRICITÉ.

Chaque fois qu'on Tait passer le courant, le papier est soulevé

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