‹ Manuel de physique médicaleChapitre 266 sur 342 · COMPOSITION DE LA LUMIÈRE · texte numérisé non relu

COMPOSITION DE LA LUMIÈRE

Ia lumière «olalre e*t composée de rayon* diversement eoioré*. — Faisons tomber dans la chambre noire un faisceau de rayons solaires limité par les bords d'une fente étroite horizontale fixée au porte-lumière. Recevons ce faisceau sur un écran

éloigné et inscrivons sa trace i (lig. 419) ; puis disposons sur le trajet des rayons un prisme horizontal p. Aussitôt nous voyons apparaître sur l'écran une image vivement colorée, rejetée vers la base du prisme. La forme de cette image, qui a reçu le nom de spectre solaire est celle d'un rectangle allongé dans un plan

perpendiculaire aux arêtes du prisme et la série des sept couleurs principales, de la partie qui est la plus déviée uà la partie r qui l'est moins est : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge. Les parties colorées ne sont pas nettement limitées, mais il y a une transition graduelle d'une couleur à la suivante.

Déviation minimum. — Lorsqu'on Tait tourner le prisme dans un sens ou dans l'autre, la position du spectre change sur l'écran et la déviation augmente ou diminue- Pour une position bien déterminée du prisme, la déviation des rayons colorés est minimum ; alors nous savons que les rayons réfractés dans l'intérieur du verre sont parallèles à la base du prisme.

Explication de Newton. — L'illustre Newton a expliqué le phénomène du spectre en démontrant que la lumière blanche est Formée de rayons inégalement réfrangibles que le prisme sépare parce qu'il les brise inégalement. Dans l'expérience précédente, on voit déjà sur la ligure ïtl9 que l'angle de déviation des rayons rouges, qui est égal à l'angle des lignes pi' et pr, est

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