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ÉCLAIRAGE DE L'ŒIL

l'œil, c'est l'ophthalmoscope, découvert par M. Helmholtz. Lorsque Ton examine, même avec attention la pupille d'une personne, on n'aperçoit aucune lueur, mais seulement un cercle noir ; cela tient à ce que les rayons qui pénètrent dans l'œil, sont absorbés en grande partie par la rétine et par la choroïde couverte de pigment ; de plus, en nous plaçant devant l'œil, nous interceptons une grande partie de la lumière qui pourrait y arriver. Que faut-il donc pour que l'intérieur du globe de l'œil devienne visible ? 11 faut l'éclairer vivement, puis recevoir les rayons diffusés par les surfaces éclairées.

Éclairage de l'oeil. — Pour éclairer la surface de la rétine, M. Helmhollz emploie un miroir plan M (fig. A53), une glace de

FlG. 453.

Mode d'éclairage de l'œil observé B par une lampe L et un miroir plan M.

verre à faces parallèles non élamée, disposée devant l'œil observé B et faisant avec la direction de l'axe visuel un angle de l\5° environ. Une lampe L est placée latéralement de manière que les rayons lumineux qu'elle envoie rencontrent aussi la surface du miroir sous une incidence de 45°. Les rayons réfléchis suivent l'axe visuel et pénètrent dans l'œil observé dont ils éclairent la rétine. Chaque point de cette membrane devient un point lumineux et renvoie à travers les milieux de l'œil des rayons dans tous les sens.

Une partie de ces rayons tombe sur la surface interne du globe, est absorbée par le pigment choroïdien; une autre partie traverse le cristallin, le cercle de la pupille, la chambre

antérieure de l'œil et vient rencontrer la surface du miroir M ; ici, les rayons éprouvent une nouvelle division : les uns se réfléchissent et retournent à la source de lumière L, les autres traversent la glace non étamée terminée par des faces parallèles et viennent former dans l'œil A de l'observateur une image de la rétine de l'œil observé.

C'est dans la chambre obscure qu'il faut appliquer ce mode d'éclairage suffisant, dans un certain nombre de cas.

Emploi d'un miroir concave. — 11 est souvent nécessaire, dans la pratique, d'éclairer plus vivement les milieux de l'œil et la rétine; on emploie alors un miroir étamé plan ou concave percé d'un trou. Une lampe séparée par un écran de la personne soumise à l'examen envoie au miroir, qui est tenu à la main, des rayons qui sont réfléchis dans l'axe de l'œil observé. L'observateur regarde par le trou que le miroir présente en son centre.

Examen avec les lentilles — Il ne suffit pas d'éclairer vivement la membrane nerveuse pour la voir distinctement, il est difficile d'accommoder l'œil d'une manière convenable pour que les rayons partis de la rétine éclairée traversent dans les deux yeux les milieux réfringents et forment une image nette sur la rétine de l'observateur. Comme la figure 453 le montre, des

Fio. 454.

ab partie éclairée de la rétine, AB sou image extérieure.

cercles de diffusion se forment, le foyer des rayons partis de chacun des points de la rétine éclairée se trouvant généralement en un point /"en avant de la rétine de l'observateur.

11 est utile en outre do produire un grossissement de la surface éclairée. C'est pourquoi on examine toujours l'œil avec une lentille.

Pour comprendre le jeu d'une lentille dans ce cas, considérons uu objet AB bien éclairé (fig. Z»5Zi) placé à une certaine distance

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