REFLEXION DE LA CHALEUR
rayons lumineux et se réflécbissenl comme eux. L'appareil permet même de constater directement que les angles d'incidence et de réflexion sont égaux, et que les plans d'incidence et de réflexion se confondent.
pnuinim réflecteurs. — On appelle pouvoir réflecteur d'un corps le rapport entre la quantité de chaleur qu'il réfléchit et celle qu'il reçoit. Pour mesurer ce rapport, l'appareil de Melloni est disposé comme le représente la figure 464 ; après avoir enlevé le miroir, on place d'abord l'alidade el la pile dans
Bps*
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la direction des rayons incidents envoyés par la lampe de Locatelli ; on noie la déviation de l'aiguille aimantée. Supposons qu'elle soil 20°. Puis plaçant lo miroir, l'alidade est tournée de manière que les rayons réfléchis viennent frapper la même face de la pile. Si la déviation est seulement 12°, les distances de la source de chaleur à la pile étant restées les mûmes, le pouvoir
réflecteur cherché est égal au rapport — = 0,6 (les déviations
sont propor lion n elles au» quanlilés de chaleur reçues par la pile).
MM. de la Provostaye et Desains onl mesuré les pouvoirs réflecteurs des métaux polis pour la chaleur d'une lampe de Locatelli sous un angle d'incidence égal a 50° ; puis ayant répété les
mesures pour la chaleur solaire frappant les mêmes miroirs, ils ont trouvé des résultats différents ; c'est ce que montre le tableau suivant :
Pouvoir* réflecteur* de* métaux poil* *on* l'incidence de M0.
Chaleur , ,
d une lampe de Çh,a!eur
Locatelli. 8olatre-
Argent 0,97 0,92
Or 0,96 0,87
Métal des miroirs 0,86 0,64
Acier 0,83 0,60
Platine 0,80 0,60
On voit que les métaux polis et particulièrement l'argent et l'or réfléchissent presque toute la chaleur qui les frappe, puisque 3 ou 4 centièmes seulement de la chaleur incidente échappent à la réflexion.
Le pouvoir réflecteur augmente avec l'angle d'incidence. — MM. de la Provostaye et Desains ont déterminé le pouvoir réflecteur du verre et Font trouvé égal à 0,551 quand l'angle d'incidence est 80°, à 0,116 quand cet angle est 50°, et à 0,05 seulement quand l'angle d'incidence est 20°. Un fait très-remarquable, c'est que les proportions de la lumière réfléchie par le verre pour ces incidences différentes déterminées par M. Jamin, sont exactement les mômes.
Diffusion de la chaleur. — La chaleur qui vient frapper un métal poli se divise en deux parties : l'une, est réfléchie régulièrement , l'autre est absorbée. Il y a des substances qui ont, en outre, la propriété de renvoyer dans tous les sens une partie de la chaleur qu'elles reçoivent. De môme, les corps non lumineux par eux-mêmes envoient dans tous les sens les rayons lumineux qui les frappent, ce qui nous permet de les apercevoir.
Ce phénomène, qui a reçu le nom de diffusion, ou réflexion irrégulière, a été démontré directement par Herschel pour la chaleur. Un thermomètre sensible fut placé à une petite distance d'une surface mate, couverte, par exemple, de blanc de céruse, que frappaient des rayons solaires. On vit que le thermomètre s'échauffait dans des points où ne passaient pas les rayons réfléchis régulièrement.
La diffusion s'explique par la forme irrégulière de la surface qui est composée d'un nombre considérable d'éléments inégale-