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partie supérieure un tube très-étroit, qui se recourbe horizontalement et se présente vis-à-vis du col effilé du ballon. Pour réunir ces deux parties d'une manière sûre, on emploie une disposition particulière: les tubes sont mastiqués dans des cylindres creux de fer, dont les extrémités sont élargies et se correspondent par deux surfaces planes circulaires, de telle sorte que juxtaposées, les parties saillantes représentent à peu près une lentille (fi g. i26). Un collier, formé par deux demi-anneaux qui sont les moules en creux de cette lentille, est serré au moyen de vis qui les réunissent, et maintiennent les deux surfaces forte-

ment appliquées, de manière à rendre toute fuite impossible.

L'n tube de verre v est soudé à angle droit sur l'un des tubes de

communication.

On verse du mercure dans le manomètre ; le ballon est placé

dans une chaudière de métal contenant l'eau que l'on fait bouillir; la vapeur chauffe le verre el le gaz. A laide de la machine pneumatique qui est réunie au tube ti, on fait le vide, puis on fait rentrer de l'air sec par des tubes en . U renfermant de la pierre ponce imbibée d'acide sulfurique.

Cette manœuvre est répétée; l'air tz — z^^SS^ÊâE^ contenu dans le ballon est parfaitement desséché et supporte la pression atmosphérique H que donne le baromètre. On verse du mercure dans le tube T, jusqu'à ce qu'il s'élève dans Fl°- m'

la branche a, Jusqu'en un point de n»de 4'»neinbi»g« d*i dm» p«repère marqué sur le tube étroit; le tind» r*ppw«i de h. nemétal se met de niveau dans les deux s™"branches.

Lorsque le ballon environné de vapeur d'eau bouillante a bien pris la température de 100° donnée par, un thermomètre placé dans la chaudière, on ferme le tube v à la lampe ; on laisse refroidir l'appareil, le gaz se contracte. 11 faut, pour qu'il occupe le même volume, faire écouler du mercure de la branche T ; on ouvre pour cela le robinet à trois voies. Au bout d'un certain temps, le ballon est environné de glace fondante, et, lorsqu'il a bien pris la température de 0°, il faut s'arranger de manière que le mercure s'élève de nouveau jusqu'au point de repère. Avec le calhétométre la différence des niveaux du métal dans les deux branches est mesurée. Appelons-la h, et H' la pression atmosphérique ; l'air à 0° supporte la pression H' - h.

Écrivons que dans les deux parties de l'expérience le volume du gaz contenu dans le ballon ramené à 0" et à la pression de t centimètre est le même. Soit V„ le volume du ballon à 0°. "ans le premier cas, l'air occupait un volume Vo(t + 100K}, K Étant le coefficient de dilatation cubique du verre. Soit ■ le coefficient de dilatation cubique du gaz, son volume à o° serait devenu "' "*" ', el sous la pression de 1 centimètre, H fois

plus grand : ° \" . H. Dans le second cas, le volume à la

pression de 1 centimètre deviendrait V0 (H' — h). De l'égalité , ^Aft \ H = V<> (H'- h) on tire :

Nous avons négligé le volume très-petit des tubes de communication remplis d'air à la température extérieure, on peut l'introduire dans la formule. En opérant ainsi, M. Regnault a trouvé pour le coefficient de dilatation cubique de l'air 0,003665. Pour l'hydrogène et l'oxyde de carbone, 0,003667, nombre bien voisin du premier. Quant aux gaz qui ne sont pas éloignés de leur point de liquéfaction, le coefficient est plus élevé ; 0,003845 pour l'acide sulfureux. En déterminant le coefficient de dilatation cubique »à des pressions variables, M. Regnault a reconnu que ce nombre augmente légèrement quand la pression est accrue.

Appareil pour régler la température d'an nain liquide. —

M. Friedel a fait construire par M. Wissnegg un appareil fondé sur la dilatation de l'air, qui permet de maintenir un bain liquide à une température déterminée pendant un temps indéfini : résultat avantageux dans une foule de recherches physiologiques. Un tube bouché AB (fig. 127) présente vers son tiers inférieur un diaphragme de verre, au centre duquel on a soudé un tube de verre qui descend jusque vers l'extrémité B; on verse du mercure dans ce tube, le métal entre dans l'espace inférieur au diaphragme, comprime l'air, et bientôt une partie du mercure reste au-dessus du diaphragme, de sorte que l'air supporte une pression plus grande que la pression atmosphérique. L'ouverture A est fermée par un bouchon qui supporte un tube de fer cylindrique, présentant à sa partie inférieure une échancrure à sommet très-aigu ; au-dessous du bouchon, on a soudé au verre un lube horizontal cd.

Plongeons dans un liquide toute la partie qui contient l'air comprimé ; fixons en d un tube de caoutchouc venant d'un tuyau à gaz, en f un autre tube se rendant à une lampe à gaz placée au-dessous du bain. Le gaz allumé échauffe le liquide ; la température que l'on veut obtenir est-elle atteinte, 40° par exemple, on abaisse avec précaution le tube de fer à l'aide d'un mouvement de vis qu'il présente à sa partie supérieure, jusqu'à ce que son extrémité immerge dans le mercure, on enfonce jusqu'à ce que la flamme devienne très-petite. Alors, si le bain se refroidit,

COEFFICIENT DE DILATATION DES GAZ. 13fl

l'air se contracte, le niveau supérieur du mercure s'abaisse, une plus grande quantité de gaz vient brûler ; le bain s'échaufle-t-il trop, le niveau du mercure s'élève, la flamme du gaz diminue : alors un danger se présente, la flamme peut s'éteindre. Pour

Éviter cet inconvénient, qui bientôt occasionnerait une fuite de gaz, on fait arriver directement à la lampe, par un autre «induit muni d'un robinet r, une petite quantité de gais qui la lient toujours allumée, mais qui ne suffirait pas pour maintenir le liquide à la température demandée.

GHALEUK.

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