II
p = V X lgr,293 x — . Retranchons de P ce poids p, nous
aurons le poids de l'enveloppe seule : P — p.
On fait passer dans le ballon une certaine quantité du liquide dont il faut déterminer la densité de vapeur; pour cela, le verre est chauffé, le col est plongé dans le liquide qui pénètre par le refroidissement. Le ballon est maintenu entre deux anneaux que l'on fixe par des vis à une tige verticale mobile le long d'une règle fixée aux parois d'une chaudière, et plongé complètement dans un bain d'huile que l'on chauffe (fig. 131); l'ouverture seule du col sort du liquide. On porte la température au-dessus du
DENSITE DES VAPEURS. 1*5
point d'ébullition du liquide qui se réduit en vapeur; on ferme
lesportesdu fourneau, et lorsque la température du liquide agité détient stationnaire pendant quelques minutes et égale à t, on approche, du col une lampe a alcool et l'on ferme son extrémité.
Puis le ballon se refroidit ; on le pèse après l'avoir bien essuyé.
Soit F son poids; la différence P'-fP—p) fait connaître le poids de vapeur qui remplissait le ballon a la température t et sous la pression H donnée par le baromètre, car le liquide s'est converti tout entier en vapeur qui reste seule dans le ballon. Soit V le volume du ballon à o°, son volume à V est V(l+Kt), K étant le coefficient de dilatation cubique du verre. Un volume d'air égal à la même température f et à la mûmc pression H que la vapeur, pèse
. . . V(l + Kt).l«r,293xH {1 + 0,00367 (). 760 '
En divisant le poids de ta vapeur par celui de l'air dans les marnes circonstances, -on obtient la densité cherchée ; le Quotient est :
fp>— (P— p)](i + 0,00367 1) . 760
V(l-r-K().ii<,293. " ~D'
Il ne reste plus qu'à déterminer le volume Vdu ballon : pour «la, on casse sous le mercure la pointe fermée du col, le liquide monte dans le vase, qu'il remplit complètement si la vapeur a chassé tout l'air ; on retourne le ballon, on achève de le remplir complètement en déplaçant le liquide condensé, puis on verse dans uoe éprouvette graduée en centimètres cubes le mëtal dont le volume est celui du ballon.
S'il restait de l'air, on pourrait mesurer son volume et faire une correction sur laquelle je n'insiste pas.
L'expérience a montré que la densité de la vapeur d'un liquida ne devient constante qu'a des températures élevées au-dessus du point d'< bullition ; on obtient un nombre tout différent pour
certains corps, si l'on opère à une température voisine du point d'ébullition ou à une température beaucoup plus élevée. La densité de la vapeur de soufre, par exemple, à une température élevée est 2,2, le tiers seulement de celle que Ton trouve à une température voisine du point d'ébullition, qui est 6,62.
Poids d'un litre de vapeur. — Le poids d'un volume de vapeur d'un liquide s'obtient toujours en multipliant par la densité de la vapeur le poids d'un égal volume d'air pris à la même pression et à la même température que la vapeur.
Exemple : Le poids d'un mètre cube de vapeur d'eau à 15°, sous la pression de 12 mm, 7 est :
1293 grammes est le poids d'un mètre cube d'air à 0° et sous la pression de 760 millimètres; 0,00367 est le coefficient de dilatation cubique des gaz ; 0,622 la densité de la vapeur d'eau prise par rapport à l'air.
Table des den*ltés de quelques gas on vapeurs.
Air 1,0000
Oxygène 1,1056
Hydrogène 0,0692
Azote 0,972
Protoxyde d'azote.. 1,52
Acide carbonique . . 1,52
Acide sulfureux. ... 2,23
Chlore 2,44
Hydrogène protocarboné 0,55
Hydrogène bicar-
boné 0,97
Ammoniaque 0,59
Eau 0,622
Alcool 1,61
Ether 2,58
Soufre 2,2
Brome 5,54
Iode 8,71
Mercure 6,97