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SOLIDIFICATION

l'autre qu'une bien faible pression. Quoi qu'il en soit, ces phénomènes présentés par la glace servent à rendre compte du mouvement des glaciers qui descendent constamment dans les vallées, en suivant tous leurs contours, comme ferait une masse visqueuse {le chemin parcouru en un jour est quelquefois 0œ,50). Mais, comme Ta reconnu M. Tyndall, la glace se moule ainsi par la pression, tandis qu'elle se rompt dès qu'on exerce sur elle un effort de traction : de là viennent les fentes, les crevasses qui sont si nombreuses dans les glaciers.

solidification. — C'est le passage d'un corps de l'état liquide à l'état solide.

Première loi. — La température de solidification d'un liquide est la même que celle de sa fusion. Ainsi, l'eau commence à se geler à 0°, si on lui enlève de la chaleur.

Toutefois les liquides peuvent souvent être abaissés à une température inférieure à leur point de solidification sans changer d'état. L'eau contenue dans un vase à l'abri des mouvements extérieurs peut être abaissée à la température de — 10°; lorsqu'elle est contenue dans un tube capillaire, elle peut être refroidie jusqu'à — 17°, sans se congeler. Ce phénomène est important. Les plantes contiennent de l'eau dans des tubes trèsétroits ; elles peuvent souvent passer les hivers sans geler.

Deuxième loi. — Pendant la durée de la solidification, la température reste constante. Ainsi, l'eau est-elle refroidie au-dessous de 0% au moment de la formation de la glace, la température remonte à zéro, toute la chaleur latente' qui a été nécessaire pour la fusion est abandonnée par les parties qui se solidifient. D'où il résulte que la glace se forme lentement ; l'eau rend à l'atmosphère et au sol, dont les contacts la refroidissent, cette chaleur qui les échauffe. M. Ed. Desains a montré que le phosphore peut être abaissé à une température tellement inférieure & son point de fusion, qui est 4A°,2, que, lors de la solidification, latenipérature^ne remonte pas jusqu'au point de fusion.

L'eau, pn passant à l'état solide, augmente de volume : quatorze litres d'eau {tonnent environ quinze litres de glace, et cet accroissement de volume se fait avec une force à laquelle rien ne résiste. Une bombe pleine d'eau et fermée avec un bouchon ^ vis fut exposée à un froid très-vif ; le bouchon fut lancé à une Eiande distance et un bourrelet de glace sortit par l'ouverture.

Lorsqu'une plante gèle, l'eau que renferment les vaisseaux déchire leurs parois et désorganise les tissus.

U glace, plus légère que l'eau, flotte à la surface des mers et rivières, et les rayons du soleil déterminent sa fusion ; Fi elle

était plus lourde que l'eau, elle tomberait au fond des mers, qui seraient remplies de glace : la chaleur du soleil ne peut pénétrer dans l'eau à plusieurs mètres de profondeur.

vaporisation. — Lorsqu'on expose à l'air un vase ouvert contenant de l'eau, au bout d'un certain temps le liquide a disparu. Ce phénomène, qui montre que l'eau a changé d'état, doit être étudié d'abord dans le vide, où il est plus simple.

Formation des vapeurs dans le vide. — On dispose dans une cuvette à mercure deux tubes barométriques comme dans l'expérience de Torricelli (fig. 136) : dans l'un d'eux, B, on fait arriver,

Fio. 134.

Formation des vapeurs dans le ride. — Tube A : baromètre ordinaire. — Tube B, il y a excès de liquide. — Tube C : il n'y a pas de liquide en excès*

à l'aide d'une pipette dont l'extrémité est engagée sous le tube, quelques gouttes d'éther qui s'élèvent au-dessus du mercure, aussitôt ce liquide s'abaisse ; quelques bulles d'air introduites dans le vide barométrique déprimeraient de même le mercure. La différence des deux niveaux représente la tension ou la force

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