‹ Manuel de physique médicaleChapitre 72 sur 342 · FROID PRODUIT PAR 1/È VA PO RATION · texte numérisé non relu

FROID PRODUIT PAR 1/È VA PO RATION

Trie expérience analogue montre la congélation

Dans une capsule de porcelaine on verse un peu de mercure et de l'acide sulfureux liquide qui bout à — 8"; on fait le vida et l'on absorbe la vapeur avec de la potasse; bientôt le mercure se congèle i-W.

Pour rafraîchir l'eau fen été, des «ses de terre poreuse, appelés alcarasas (tig. Iù6), sont placés dans un courant d'air. Le liquide contenu est refroidi par l'évaporation qui se produit à la surface constamment humectée.

U surface du corps est le siège A une évaporât ion continuelle qui est une cause puissante de refroidissement. Lorsque nous sommes exposés m soleil brûlant, nous exhalons une plus grande quantité d'eau qui passe - . '

à l'étal de vapeur et nous refroidit.

Lorsque le vent vient nous frapper, p,^ 1M

nous éprouvons une sensation de

froid ; c'est surtout parce que l'éva- Ait*™»» pour «fraîchir l'en. poration est rendue plus rapide.

Anesthésie locale. — H. Richardson a imaginé un appareil qui permet de produire l'anesthésie locale, et qui est fondé sur le froid produit par l'évaporation de l'élher. Le bouchon d'un flacon contenant de l'élher est traversé (fig. 147) par un tube métallique ÀB, recourbé à sa partie supérieure et se terminant par un orifice étroit ; un autre canal de moindre diamètre t est maintenu un« l'a» de ce tube et s'enfonce en bas jusqu'au fond du liquide, en haut se termine par une ouverture étroite, à une Petite distance de l'ouverture du tube extérieur. Celui-ci porte m C un tube latéral auquel on fixe un tube de caoutchouc communiquant avec un insufflateur particulier à jet continu; in soufflet S est formé d'une poire de caoutchouc à parois assez Épaisses, munie de soupapes qui sont des plaques de caoutchouc, dont les mouvements sont limités par des fils : l'une, s, s ouvre de dehors en dedans ; l'autre, s', de dedans en dehors ; WUe-ci communique avec un récipient R de caoutchouc fixé au tube C.

On presse avec la main le soufflet S assez fréquemment pour diileudre le récipient à air, qui, par son élasticité, rend le jet

18a CHALEUR.

du gaz continu ; l'air comprimé se divise en C : une partie pénèlre par l'espace intermédiaire aux deux tubes,' presse sur l'élher et fait monter ce liquide dans le tube étroit, jusqu'à ce qu'il s'échappe par l'ouverture supérieure; l'autre partie,

chassée vivement tout autour du jet de liquide, le pulvérise e produit une évaporation rapide. La température du jet de liquide, de vapeur et d'air, descend facilement à — 15*, et les parties de la peau exposées à cette température basse deviennent insensibles.

Page 1