TIROIR DE LA MACHINE A VAPEUR
poids considérable éprouve un déplacement d'un mèlre en une seconde, le travail produit par la machine sera 6198 kilogramme très en une seconde, ou -rr- = 82,6. Nous disons qu'il est égal à 82 chevaux-vapeur. *
Tiroir. — La distribution de la vapeur dans le cylindre, telle que je l'ai indiquée, est impraticable ; aussi on l'obtient à l'aide de la machine elle-même. Une boite de métal dont la section verticale est un rectangle est fixée parallèlement au corps de pompe (tig.
168); deux tuyaux a et 6 établissent une communication entre la cavité de cette boite et la partie supérieure ou la parlie inférieure du corps de pompe ; un troisième tuyau dont l'ouverture O se trouve entre les ouverturesa et 6, et surune mfimi! ligne verticale que celles-ci, communique directement arec l'air.
Sur la Tace opposée au\ orifices, vient déboucher le tuyau qui amène la vapeur de la chaudière.
Un tiroir tenu par une lige t qui traverse à frottement dur la paroi M\ reçoit de la machine un mouvement de va-etvient. Or, le tiroir salis- ~ "* '
fait à plusieurs conditions : sa cavité recouvre toujours l'ouverture O et communique constamment avec l'atmosphère ; les orifices a et 6 sont alternativement recouverts par le tiroir, c'esl-âdire qu'ils communiquent alternativement avec 1'almospbère ou avec la chaudière. Si le pislon est en bas du corps de pompe, le tiroir recouvre les ouvertures a el o, et la vapeur pénélre par l'orifice b au-dessous du piston et le soulève ; l'air du corps de pompe est chassé dans ta cavité du tiroir et dans l'atmosphère. Quand le pislon est en haut, le tiroir descend, couvre b el O; la vapeur passe par le tuyau o au-dessus du piston, la vapeur du corps de
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pompe s'échappe par la cavité du tiroir dans l'atmosphère.
C'est Watt qui le premier imagina de foire agir successivement la vapeur sur les deux faces du piston, et obtint ainsi le double efte; de va-et-vient du piston par l'action seule de la vapeur. Watt découvrit aussi l'avantage de l'emploi du condenseur.
Condenseur. — Lorsque la vapeur agit sur Tune des faces du piston, l'autre est pressée par l'atmosphère ; faisons communiquer la cavité du tiroir avec un vase dans lequel une pompe mue par la machine injecte de l'eau froide : c'est dans ce vase fermé, appelé condenseur, que la vapeur se rend, et, d'après le principe de Watt, elle ne conserve dans le corps de pompe que la force élastique maximum correspondant à la température de l'eau du condenseur. Ainsi cette température est-elle 50°, la tension maximum de la vapeur est alors 9<*,2 seulement; la pression de la vapeur de la chaudière qui pousse le piston devient plus grande, puisqu'elle est diminuée d'une quantité bien moindre que la pression atmosphérique. Par remploi de celte disposition, on peut faire marcher une machine avec de la vapeur qui ne possède qu'une force élastique égale ou légèrement supérieure à la pression atmosphérique, qu'on appelle machine à basse pression.
Dans les locomotives, qui sont des machines à haute pression, la vapeur atteint souvent une force élastique supérieure à 6 atmosphères ; on ne peut disposer d'une assez grande quantité d'eau froide ; de plus, le mouvement des pistons étant très-rapide, on n'emploie pas la condensation, et la vapeur se dégage dans l'atmosphère par la cheminée, après avoir poussé le piston.
Détente. — Lorsque la vapeur a rempli le corps de pompe, elle possède une pression égale à celle qui est indiquée par le manomètre; supposons la de a atmosphères. Que l'on fasse communiquer le corps de pompe avec le condenseur ou avec l'air, cette pression pourrait être encore utile et on la perd; aussi dans un grand nombre de machines, on introduit la vapeur pendant une partie seulement de la course du piston, supposons pendant la moitié ; alors la vapeur continue à pousser le piston; augmentant de volume, elle agit par détente, de telle sorte que le piston ayant achevé sa course, elle occupe un volume double et ne possède plus qu'une pression égale à 2 atmosphères.
On peut régler l'introduction de la vapeur à l'aide d'un tiroir convenable pour que la vapeur, à la fin de sa détente, ne possède qu'une force élastique voisine d'une atmosphère. Lee machines à condensation et à détente sont les plus économiques, elles