VALEUR DE L'HYGROMÈTRE A CHEVEU
Valeur de l'hygromètre A cheveu. — M.Regnault a étudié la
marche comparative de plusieurs hygromètres construits avec des cheveux différents et préparés de diverses manières, et il a reconnu qu'ils peuvent présenter des différences très-grandes dans leurs indications, lors môme qu'ils s'accordent aux points fixes.
Mais il résulte d'autres expériences du savant physicien « que » les hygromètres construits avec des cheveux de même espèce, » dégraissés dans la môme opération, ne marchent pas rigou- » reusement d'accord ; mais que, cependant, ils ne s'éloignent » pas assez pour que, dans la plupart des observations, on ne » puisse les regarder comme comparables. »
Courbe représentant les états hygrométriques de l'air correspondant aux divisions arbitraires du cadran de l'hygromètre à cheveu.
On construira avec un cheveu un instrument très-commode, qui se met rapidement en équilibre avec le milieu environnant, et qui indique à chaque instant, au premier coup d'œil, l'état hygrométrique de l'air, lorsqu'il a été une fois bien gradué. Si le cheveu vient à se rompre, il suffira de le remplacer par un cheveu de la môme espèce, dégraissé dans la môme opération, de déterminer le point d'humidité extrôme, et deux ou trois autres points à l'aide des hydrates d'acide sulfurique que l'on a conservés. Il sera facile de reconnaître que, pour un même changement dans l'état hygrométrique, la marche de l'aiguille
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reste égale ou proportionnelle à celle qu'on avait observée lors
de la première graduation.
Hygromètre * mftm !>■■• — C'est uu médecin, Leroy, qui a découvert, vers le milieu du siècle dernier, un autre moyen de déterminer la quantité de vapeur d'eau qui existe dans l'air. Soit un cube creux de fer-blanc, dont les parois sont bien polies ; remplissons-le d'eau que nous refroidissons peu à peu par l'addition de morceaux de glace ; la couche d'air voisine partage, avec la paroi métallique mince, la température de l'eau ; la force élastique de la vapeur d'eau dans l'air reste constante ; mais, à une température déterminée, la vapeur sature l'air, et, pour peu que cette couche d'air se refroidisse encore, une partie de la vapeur se condense sur la paroi métallique, il se forme un dépôt de rosée.
Un thermomètre indique la température de l'eau daus le cube, lorsque le dépôt apparaît, et lorsqu'il disparaît ; la moyenne des deux observations est la température du point de rosée. On cherche dans les tables la tension maximum de la vapeur correspondante, c'est la tension de la vapeur qui existe daus l'air ; on la divise par la tension maximum à la température de l'atmosphère donnée par un autre thermomètre : le quotient est l'état hygrométrique.
HrgNmètre de Banlell. — Cet
instrument est formé d'un tube de verre recourbé deux fois à angle droit et terminé A chaque extrémité par une boule mince (tïg. 173}. L'une des branches est plus longue que l'autre, afin que les boules soient éloignées. La boule A est recouverte à sa surface d'un anneau métallique brillant, une couche d'or trèsmince; elle contient de l'éther, Hypemit» de Dmieii. liquide très-volatil, et le réser-
voir d'un thermomètre fin et sensible. La boule B est terminée par une pointe fine ouverte d'abord. Pour construire l'instrument, on plonge la boule A dans de l'eau liède ù &0° environ ; l'éther boul, et sa vapeur chasse complètement l'air; on ferme la pointe à la lampe. La surface de la boule B est recouverte d'une couche de gaie. Pour