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PHÉNOMÈNES NATURELS

cause quelconque, est misé en liberté, elle aura aussitôt une tendance à se répandre, et, favorisée par l’action des pointes, elle se répandra dans l'atmosphère ; là elle pourra suivre les courans de vapeur d’eau, qui sont meilleurs conducteurs que l'air, et par suite s’accumuler dans les nuages, comme nous avons vu l'électricité s’accumuler dans un corps conducteur isolé : on doit aussi penser qu’une portion de l'électricité de l'atmosphère est produite par l’évaporation de l’eau et la condepsation et la réfraction des vapeurs, phénomènes dans lesquels on rencontre une foule de circon- Stances qui tendent à prouver l'identité du fluide de la chaleur et de celui de l’électricité. Quoi qu’il en soit, si la quantité du fluide dont un nuage est chargé continue à augmenter, s’il approche suffisamment d’un lieu du globe ou d’unautre nuage électrisé contrairement, il arrivera un instant où une décharge aura lieu. On peut alors comparer tous les effets qui se manifesteront à ce qui se passe dans les décharges électriques de nos machines soùily a production de lumière, de bruit, combnstion , etc. Îl faudra seulement amplifier les résultats, à cause de l'énergie de la cause qui les produit. De cette manière on peut facilement expliquer la formation des orages, l’éclair, le tonnerre, la production de la grêle, et la plupart des effets si singuliers, si bizarres même de la foudre ; il en est de même du choc en retour ou de la foudre ascendante, qui est due au rétablissement instantané de l'équilibre dans un corps. :

299 C’est sur la propriété des pointes de soutirer lPélectricité, et sur la tendance qu’elle a de suivre les corps conducteurs , que Franklin a concu l’idée des paratonnerres : ils sont en effet composés d’une tige métallique plus ou moins haute, qu’on place sur les licux les plus élevés, et qui communique au réservoir commun par le

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