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& Vierge sainte, comprendre la violence de votre douleur, au moins pouvons-nou3 la partager et l’adoucir. Je vous conjure donc d’exciter dans mon Cœur une sainte tristesse semblable à la vôtre, afin que, mêlant mes larmes aux vôtres, mon ame purifiée de toutes les souillures du péché puisse jouir avec vous de l’éternelle gloire, lorsque mon corps sera porté au tombeau.
FRUIT DE LA MÉDITATION
Très-sainte Vierge, par cette douleur véhémente que vous ressentîtes lorsqu’il fallut vous arracher du tombeau de votre Fils adorable, nous vous supplions de nous obtenir le pardon de nos péchés, et de nous purifier de toutes nos taches. Ensevelissez dans ce même tombeau toutes nos iniquités, afin que, mourrant à nos passions et à toutes les choses d’ici-bas, nous méritions de vivre et de mourir dans la grâce du Seigneur.
La sainte Vierge, après la mort de son divin Fils, ne laisse pas échapper une occasion de témoigner à tous l’excès de sa douleur et la privation de celui qui était sa seule consolation, son unique amour. Et quel est, hélas ! notre amour pour Dieu ? Quelle preuve, quel gage lui en avons-nous donné jusqu'ici ? Pouvons-nous lui témoigner que la fin unique de nos pensées, de nos désirs, de nos actions, est de glorifier celui qui nous a tiré du néant, d’aimer celui qui est pour nous la source inépuisable de tous les vrais biens, de servir celui qui donne pour récompense un royaume éternellement heureux ?
Entretenons-nous dans ces saintes pensées, et t4-
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chons de réformer notre vie, en cherchant Dieu seul dans toutes nos actions et toutes nos affections. C’est en vivant de la sorte que nous le glorifierons, et que nous en serons glorifiés. Ainsi soit-il.
O Sauveur adorable! puisque c’est pour me donner la vie que vous êtes dans le tombeau, je. veux y descendre avec vous, par un parfait renoncement au péché et à toutes mes passions ; afin que, revêtu, dans vos sacremens, de l’homme nouveau, vous soyez désormais l’ame de mon ame,
| la vie de ma vie, et qu’au dernier jour je partage | avec vous la bienheureuse éternité, après avoir
ici-bas mérité l’application de vos souffrances, en les partageant et fuyant les péchés que je veux expier par une sincère pénitence.
Bouquet spirituel.—Cœur de Marie, consolation des affligés, priez pour moi. Ma vie doit être ca-