‹ Manuel de proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 131 sur 165 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

M» PAVARET, M. GOBERGEAIT, M^u BATILDE*

Gober. Tenez, le voilà qui s'en va avec notre ami Liandier.

Pavar. Eh ! pourquoi faire ?

Gober. Je lui ai persuadé que Landier était son prétendu beau-père.

Pavar. Mais c'est donc ce qu'on appelle absolument un sot ?

Gober. Oh ! je vous en réponds, et le plus vilain avare qu'il soit possible de rencontrer.

Pavar. Ce sera au moins une raison à opposer à mon frère. ^

Gober. J'ai imaginé un bon moyen pour nous en défaire ; mais il ne faut pas perdre de tems.

Pavar. Quel est ce moyen f

Gober. Vous saurez que les habits verds hii tournent la tête, et qu'il croit, dès qu'il en voit un, que c'est Duverdier : il m'a prit pour lui.

Batil. U a cru aussi que Monsieur de Clairville était mon père.

Gober. Ou est-il Clairville f

L'UNIFOBME DE CAMPAGNE. 271

Pavar. Il est allé chercher Mon3ieur Landier, pour l'engager à parler fortement à mon frère ; il voudrait bien que vous voulussiez aussi l'appuyer.

Gober. Nous n'aurons pas besoin de cela.

Pavar. Que prétendez-vous feire ?

Gober. Qu'il me prenne encore pour Duverdier j et je lui parlerai d'un ton . . .

Batil. Mais il vous reconnaîtra.

GrOBER. Non; non, laissez-moi faire. Songez donc que l'uniforme aide toujours à le tromper.

Pavar. S'il était au moins bon à cela, je ne le désapprouverais plus.

Gober. Ah ! voilà La Brie.

S^ÎÈNE VIII.

M«« PAVARET, M. GOBERGE AU, Mi-i.» BATILDE, LA BRIE, une perruque à la main.

Gober. Est-ce bien là une perruque de Duverdier ?

La Brie. Oui, Monsieur ; c'est 3t. Jean qui me l'a donnée.

Gober. Allons, cela est bon. Mon chapeau bordé.

La Brie. Le voilà.

Gober. Et mon fusil ?

La Brie. Je l'ai apporté aussi» Tenez, il n'est pas chargé.

Gober. Cela est fort bien. N'as-tu pas vu un Monsieur en habit verd que tu ne connais pas 7

La Brie. Oui, Monsieur, il revient par ici : il m'a appelle ; mais je ne lui ai pas répondu.

Gober. Tu as bien fait. Va-t-en lui dire que Monâeur Duverdier l'attend ici.

La Brie. Cela suffit. (H sort.)

Gober. Et vous, Mesdames, allez-veus-en ; j'irai vous dire si j'ai réussi.

Pavar. Ne tardez pas.

Gober. J'irai, dès que j'aurai rempli mon objet.

Pavar. Et moi, je vais chercher un autre moyen, en cas que vous ne réussissiez pas.

Gober. Âllez-vous-en, car j'entends quelqu'un»

Pavar. Allons, venez, ma nièce.

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