SCÈNE VI
M. TROTBERG, LA PIERRE.
La Pierre. Monsieur.
Trotberg. Tiens, où. (Donnant une lettre.)
La Pierre. Qu'est-ce que vous voulez, Monsieur f
Trotbero. Où.
La Pierre. Où ? Qu'est-ce qu'il faut faire ?
Trotberg. Je te dis, où.
LaPierbe. Où; mais je n'entends point l'Allemand.
T^TBERû. Mais, c'est Français, où. II est su^ mon tablette. (iZ regarde.) Oui, où.
La Pierre. Non, Monsieur, où ne veut rien dire.
Tbotbero. Ce tiaple de Français, ils ne savent point la langage de leur pajs. Monsieur Dubreuil il m'a dit, où, quand on veut envoyer quelque part.
La Pierre. Pour envoyer, on ne dit point où : on dit, allez là.
Trotbero. Allez là ?
La Pierre. Oui, Monsieur.
Trotbero. Il faut donc que j'écrive allez là aussi ; mais je demanderai. Attends à cette moment. (E écrit.) Allez là.
La Pierre. Là, c'est sur la lettre.
Trotbero. Sur la lettre là ? Non, c'est l'adresse.
La Pierre. Eh bien, oui.
Trotberg. Là; c'est l'adresse.
La Pierre. L'adresse est là-dessus, dessus la lettre.
Trotbero. Oui. Je comprends pas jamais. Revenez sur la moment.
La Pierre. Je vais l'envoyer par quelqu'un ; parce que je ne dois pas vous quitter.
Trotbero. Fort bien, fort bien.
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