LE BARON, LE MAJOR, M. ROSELIN, UN LAQUAIS
Laquais. Par ici. Monsieur le Docteur* Ros£LiN. Ab( c'est vous, Monsieur le Major ? est^^ce que yçus êtes malade ?
Le Majob. C'est bien autrement ; c'est Monsieur la
Çafitpine. ,
Roselin. Ah, cela n'est pas étonnant, dans ce tems» ci ; il y & beaucoup de maladies; voyons, voyons.
Ul 8UiSSÈ MALADE. ^ 339
Le Majob. Tenez, placez-vous ici, avec Monsieur la Baron.
RosELiN, tâtant k pouls du Baron. Qu'est-ce que vous sentez, Monsieur ?
Le Baron. Je sente fort la tabac de fumée.
Rose LIN. Je comprends fort bien ; cela vient d'un grand feu dans les entrailles ; et crachez-vous i
Le Baron. Monsieur la Docteur, toute le jour je ne fais pas autrement ; et plus je crache, plus je suis altéré.
Le Major. C'est-îl pon cela, Monsieur la Docteur.'^,
RosELiN. Un moment ; pltis je pense et plus je vous trouve heureux. Monsieur; votre maladie est une chose rare! admirable! surprenante! c'est un bonheur pour moi de vous avoir vu !
Le Major. Un bonheur. Monsieur la Docteur i^
RosELiN, avec joie. Oui, un bonheur ! votre maladie est la pituite vitrée des anciens, que nous avions perdu depuis long-tems, et que vous nous faites retrouver.
Le Major. Une petite huitre vitrée, vous croyez. Monsieur la Docteur i
RosELiN. J'en suis sûr, et toute la Faculté m'en aura obligation.
Le Baron. Mais, Monsieur, que faut-il que je fasse i^
RosELiN. Il faut ... la pituite vitrée ! cela aura des suites l il faut. Monsieur ... la pituite vitrée ! • . .
Le Major. Dites à ce moment ; Monsieur la Baron, il attend votre ordonnance.
RosELiNi II faut. Monteur, faire boire beaucoup le malade et lui donner une garde ; je reviendrai bientôt. La pituite vitrée I . . • adieu. Messieurs, adieu ; ne perdez pas de tems.
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