‹ Manuel de proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 163 sur 165 · LE BARON, LE CAPORAL, LA SENTINELLE · texte numérisé non relu

LE BARON, LE CAPORAL, LA SENTINELLE

Caporal. Sentinelle, entre dehors, et prendre garde, s'il vient quelqu'un qu'il ne doit pas entrer, que Monsieur la Major.

3^ U. 8UI88E MAUDa

Le Babon. Caporal, je suis fort altéré.

Caporal. C'est fort bon ; voilà in bouteille que nous boirons premièrement ;• tenez,* mon Capitaine ; c'est pour votre bon santé. {Bs boivent.) C'est un pon vin. Puvons encore un coup. A la Major* {Ils boivenL) Fort bon !

Le Baron. La Docteur, je crois, il a raison.

Caporal. C'est un pon ordonnance, ils donnent pas comme cela à l'hôpital. Voulez- vous encore ? pour moi je veux bien. Au santé de tout la régiment. {Us boivent.)

Le Baron. C'est un pon médecin, la Docteur.

Caporal. Oh, in fort habile homme ! voule-vous poire aux Compagnies de Grenadiers ; c'est braves gens, par. mon foi.

Le Baron. Je suis fort en train, verse. Caporal. {Bs boivent.)

Caporal. Nous poirons après la Drapeaux.

Le Baron. La Drapeaux f oui, il faut commencer par la Drapeaux, et puis nous retournerons après : c'est un grand bêtise que nous avons fait. Puvons, puvons. {Ib boivent.)

Caporal. Je disais pas d'abord ; mais je pensais.

Le Baron. Je suis plus gaillard, le parole il me revient.

Caporal. La Tambour, la Fifre, le Musique, il faut poire aussi, mon Capitaine. {H verse.)

Le Baron. Le Musique, oui ; c'est un bon camarade pour poire aussi le Musique. Donne 'donc encore.

Caporal. Votre verre il est tout plein.

Le Baron. Ah, tu as raison. Caporal ; c'est que je ne voyais pas. {Ib boiventj)

Caporal. Mon Capitaine, voul^z^^voiis chanter un petit chanson ; cela il vous altérera encore plus foit*

Le Bâbon. Je veux bien. Caporal. Chante un peu, je chante avec.

Capobal, charité.

Mr du ^Toél Suisse.

** C'est un pon grivoise Que Mameselle Fanchon.''

Le Baron chante.

" C'est un pon grivcHse ..."

Oui, tu avais raison ; cela il altère beaucoup de chanter ; verse un peu à poire. (Ils boivent.)

Caporal. C'est fort pon. Allons chantons.

Ensemble.

" C'est un pon grivoise Que Mameselle Fanchon."

Le Baron. Gott, Gott, puvons. (Ils boivent.) Caporal. Mon Capitaine, écoute avec moi.

" On lui dit, * Mamselle, Je vous aime bien.' " Le Baron.

^ On lui dit, Mamselle, Je vous aime bien.* "

Caporal.

^ Et jamais la belle Ne dit, * Je n'en crois rien.' "

Le Baron. Ah, fort pon, celui-là ! puvons à son sanié.

{Ils boivent.)

EnsemMe.

*^ Et jamais la belle Ne dit, ' Je n'en crois rien.' "

{Bs boivent et commencent à être ivres.)

344 UE 8UISSE IHÀLADE.

SCiîNE VIIL

LE BARON, LECAPORAL ; M. ROSELIN, LA SENTINELLE,

tous deux en dehors.

Sentinelle. Ou alle-vous, Monsieur f ou n^entre pas.

RosELiN. Je vais chez Monsieur le Baron.

Sentinelle. Monsieur la Baron, là dedans ?

RosELiN. Oui, Monsieur le Baron qui est malade.

Sentinelle. Malade.^

RosELiN. Oui, je suis son médecin.

Sentinelle. Malade f on m'a point dit. Âlle-vous trouver la Major, il vous fera entrer. "

RosELiN. Quoi, je ne puis pas entrer sans le Major ?

Sentinelle. Non, je vous dis, allons marche*

RosELiN. Quels diables de gens !

Sentinelle. Allons, allons, vous dire point autre chose.

RosELiN. Hé*bien, je m'en vais trouver le Major.

Caporal. Sentinelle, qu'est-ce que c'est donc là ?

Sentinelle. In Monsieur, qui est allé marcher sur la Major.

Caporal. Ah, pon,pon.

1£ SUiaSB MiMDS. 346

SCÉNÊ IX.

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