‹ Manuel de proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 45 sur 165 · LE COMTE, LE CHEVALIER · texte numérisé non relu

LE COMTE, LE CHEVALIER

Le Comte. Monsieur le Chevalier, entrez donc. (Le

Chevalier fait de grandes révérences.) Je serai charmé de faire conns^issance avec vous.

Le Chev. Mon Général; c'est bien de Fhonneur pour moi.

Le Comte. Asseyez-vous donc. {Le Chevalier s^assied.) Nous ferons mauvaise chère. D'où venezvous comme cela f

Le Chev. Du régiment, mon Général, de Dunkerque.

Le Comte. Qu'est-ce qui en est Lieutenant-Colonel, à présent ? est-ce toujours le bonhomme La Garde ?

Le Chev. Non, mon Général, il a eu une Lieutenance . de Roi. C'est Monsieur de Gouvière.

Le Comte. Ah, qui était dans Poitou .'*

Le Chev. Justement.

Le Comte. Et le Major ?

Le Chev. C'est encore Monsieur de la Verdac.

Le Comte. Un gros garçon, que j'ai vu il y a bien longtems, Commandant de Bataillon ?

Le Chev. Oui, mon Général.

Le Comte. Et qu'est devenu le petit Guiraudanf c'était un joli officier.

Le Chev. Il s'est marié d'abord qu'il a eu la Croix, et il a quitté.

Le Comte. Et comment appelez-vous ... un grand, qui était si fou f attendez • . .

Le Chev. Du Merlier ?

Le Comte. Ouf; c'est cela, je l'aimais beaucoup.

Le Chev. Il a été tué à Hastembeck.

Le Comte. Ah, le pauvre diable ! je ne sais pas si on nous fera bientôt souper.

Le Chev. Mon Général, si vous voulez, j'irai voir.

Le Comte. Oui, oui ; vous êtes ici le Junior ; mais ' voilà Madame Thomas, restez, restez.

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