‹ Manuel de proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 9 sur 165 · DAN6 LE POTAGER. ^ H · texte numérisé non relu

DAN6 LE POTAGER. ^ H

GouBCH. Qu'est-ce qu'il y a ?

Broute. Allons doucement, allons doucement

GouRCH. Oui, mais j'ai afikire, moi. , <

Bboute. Allons doucement, vous dis-je. Vous coxh naissiez Monsieur du Mortier ?

GouRCH. L'Apothicaire d'ici ?

Broute. C'est cela même. .

GouRCH. Eh-bien, que voulez-vous que j'y fasse ?

Broute. Il est mort aujourd'hui . . • Oui, aigourd'hui ; cette après-dînée ... je crois que c'est ce matin\ # • * non, c'est ce soir ; c'est égal. «

GouRCH. Après, après !

Broute. Allons doucement, allons doucement. H est donc mort. Oui, il est mort d'un Coup de sang.

GouRCH. Finissez donc.

Broute. Allons doucement, allons doucement. Il a été malade trois jours.

Adél. Saint-André, et l'âne !

Broute. Mademoiselle, ce n'est pas à vous que je parle.

Adél. Je le sais bien, Monsieur.

GouRCH. Réponds-donc, toi, quand on te demande !

St. And. Il n'est pas encore sorti, Monsieur.

GouRCH. Les bêtes !

' Broute, écoutez-moi donc, mon cher ami.

GouRCH. Oui, votre cher ami, vous ne dites rien.

Broute. Allons doucement, allons doucement. Il est donc mort d'un coup de sang. Il a ét^ malade trois jours.

GouRCH. Cela ne fait rien, il est mort Tout est dit

Broui;^. Oui, il est mort ; mais tout n'est pas dit ; allons doucement, allons doucement.

GouRCH. Doucement tant que vous voudrez; ïnais vous feriez bien de vous aller coucher ; vous me diriez le reste demain.

Broute. M'aller coucher, mon cher ami, je ne vous reconnais pas là.

Adél. Écoutez-le donc, mon père.

GouRCH. Oui, mais il ne dit rien.

Broute. Allons doucement, allons doucement ; écoutez-moi.

GouRCH. Mais je vous écoute depuis une heure ; vous ^ dites toujours la même chose.

Broute. Non, non. Allons doucement, allons doucément. Il est donc mort. Ils ne se sont pas adressés à moi, ainsi ce n'est pas ma faute.

GoURCH. Oui, je crois que vous auriez fait de belle besosne.

Broute, écoutez-moi, vous ne savez pas tout.

GouRCH. Je ne vous empêche pas de le dire!

BnouTE. Allons doucement, allons doucement. J'étais chez moi bien tranquillement • • .

GouRCH. Je le crois.

Broute. Quand on m'est venu dire qu'il était malade.

GouRCH. n fallait donc aller le voir.

Broute. Allons doucement, allons doucement. J'y ai été aussi.

GouRCH. Il fallait donc l'empêcher de mourir.

Broute. Allons doucement, allons doucement. Cela était impossible.

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