DAN6 LE POTAGER. ^ H
GouBCH. Qu'est-ce qu'il y a ?
Broute. Allons doucement, allons doucement
GouRCH. Oui, mais j'ai afikire, moi. , <
Bboute. Allons doucement, vous dis-je. Vous coxh naissiez Monsieur du Mortier ?
GouRCH. L'Apothicaire d'ici ?
Broute. C'est cela même. .
GouRCH. Eh-bien, que voulez-vous que j'y fasse ?
Broute. Il est mort aujourd'hui . . • Oui, aigourd'hui ; cette après-dînée ... je crois que c'est ce matin\ # • * non, c'est ce soir ; c'est égal. «
GouRCH. Après, après !
Broute. Allons doucement, allons doucement. H est donc mort. Oui, il est mort d'un Coup de sang.
GouRCH. Finissez donc.
Broute. Allons doucement, allons doucement. Il a été malade trois jours.
Adél. Saint-André, et l'âne !
Broute. Mademoiselle, ce n'est pas à vous que je parle.
Adél. Je le sais bien, Monsieur.
GouRCH. Réponds-donc, toi, quand on te demande !
St. And. Il n'est pas encore sorti, Monsieur.
GouRCH. Les bêtes !
' Broute, écoutez-moi donc, mon cher ami.
GouRCH. Oui, votre cher ami, vous ne dites rien.
Broute. Allons doucement, allons doucement. Il est donc mort d'un coup de sang. Il a ét^ malade trois jours.
GouRCH. Cela ne fait rien, il est mort Tout est dit
Broui;^. Oui, il est mort ; mais tout n'est pas dit ; allons doucement, allons doucement.
GouRCH. Doucement tant que vous voudrez; ïnais vous feriez bien de vous aller coucher ; vous me diriez le reste demain.
Broute. M'aller coucher, mon cher ami, je ne vous reconnais pas là.
Adél. Écoutez-le donc, mon père.
GouRCH. Oui, mais il ne dit rien.
Broute. Allons doucement, allons doucement ; écoutez-moi.
GouRCH. Mais je vous écoute depuis une heure ; vous ^ dites toujours la même chose.
Broute. Non, non. Allons doucement, allons doucément. Il est donc mort. Ils ne se sont pas adressés à moi, ainsi ce n'est pas ma faute.
GoURCH. Oui, je crois que vous auriez fait de belle besosne.
Broute, écoutez-moi, vous ne savez pas tout.
GouRCH. Je ne vous empêche pas de le dire!
BnouTE. Allons doucement, allons doucement. J'étais chez moi bien tranquillement • • .
GouRCH. Je le crois.
Broute. Quand on m'est venu dire qu'il était malade.
GouRCH. n fallait donc aller le voir.
Broute. Allons doucement, allons doucement. J'y ai été aussi.
GouRCH. Il fallait donc l'empêcher de mourir.
Broute. Allons doucement, allons doucement. Cela était impossible.