I. ^ Ré
ECOLTE KT CONSERVATION.
l*^ Silex. — Les ^ros silex seront enveloppés dans des morceaux de journaux, au for cl à mesure de leur trouvaille, avec la noie relative à chacun d eux.
Les silex plus fragiles seront enveloppés dans du papier de soie, ou dausde l'ouate, ou djuis de la mousse ou de r herbe, et placés de suite dans des boites en bois ou en fer-blanc pour éviter les ruptures. Ne ]>as oublier la note à mettre avec chaque silex, ou avec chaque groupe de silex.
Au préalable, les silex seront hivéa à ffrunde eâu avec une brosse, pour les débarrasser de la terre qui les entoure. Pendant ce lavage, il faudra prendre ^^rand soin de ne pas détacher des silex les incrustations ou les dépôts minéraux qui peuvent s'y trouver, et qui constiluenl un des caractères d'authenticité des plus précieux.
2"^ Bois et chfirhons, — Les objets en bois que Ton peut trouver sont d'une conservation très difficile. La première de toutes les précautions est de les laver et de les envelopper, dès leur sortie de la terre et de Feau, soit dans des linges mouillés, soit dans de l'herbe fraîche
et mouillée, soit dans de la moys^e humide, de 1 ^ colo* ne pas permettre le dessèchement qui les détr'' En aucun cas, ils ne doivent être exposés au t même quand ils sont raiijjéss dans des vitrines.
Avant que les objets précieux aient pu subi:, moindre dessiccation, il faut les mouler : ce qui se^ très facilement.
Le moulage n'altère pas Foriginal ; et on aura ai une épreuve type, qui sera d'aulant plus précieuse m roriginal pourrait se détériorer par la suite.
Pour la conservation de roriginal dans la coUectiox on peut employer plusieurs procédés :
a) En le mettant dans un bocal plein d'eau ou de ' glycérine (petits débris).
h) Kn passant à la surface de l'échantillon plusieurs couches de silicate de potasse ; mais la surface de la pièce prend un aspect vitreux. Ce procédé est surtout bon quand les bois sont imprègnes de boue.
c) En immergeant l'objet dans du blanc de baleine fondu, pendant 8 à 10 minutes.
d) Les charbons seront conservés à sec, dans des tubes de verre, bouchés et étiquetés.
3** Ossemen(:i. — a) De nia. — Les dents sont les parties du squelette qui olFrent le plus de résistance à la destruction; aussi les trouve-t-on plus fréquemment en meilleur état de conserv^ation que les autres parties du squelette. Les dents seront recueillies avec soin et enveloppées de papier fin ou d'ouate, l'oe note avec chaque paquet.
Pour les nettoyer, il suffira de les brosser ou de les laver avec précaution, selon leur état de conservation. Lorsqu'on trouve des dents d'éléphant, il faut prendre
CONSERVATK»- DFS OBJICTS PREHISTORIQUES
oncles précautions pour oe pas détacher les feuil-
iémail des molaires, car beaucoup de ces dents se
jprègeiit facilement. Il en est de me me pour ccr*
Pb canines d'ours» de lion ou d'hyène, dans lesquelles
couche d'émail se soulève en lamelles.
Lorsque les dents sont friables et que leur extraction
te peut se faire sans dan^^er de les briser, on peut les
i iilicater en masse (Voir, plus loin : Silica(iige).
^H * ^) On longs. — Les os lon^s sont parfois fracturés^
HUsoît par rhomme préhistorique, soit par la dent des
-^ carnassiers, soit par le tassement des terres, soit par
IJ'ouUl des ouvriers. Chacune de ces causes ayant des elfets différents, il faut recueillir toutes les parcelles dVis que l'on trouve, en notant tous les détails qui |jerraettront de reconstituer ïlûstoire de la découverte. L'attention doit surtout porter sur le g:isement même de Los, avec toutes les circonstances archéologiques de ' la trouvaille.
B 11 faut prélever spécialement, dans des tubes étiquetés, des échantillons de la couche archéologique, et des échantillons du termiu, en contact direct avec Foa B trouvé.
Bien se garder de tout essai de netloya^*"e et de
lavage sur place, quand Los est friable, et ne jamais
gratter un os que Ton vient d'extraire d'une fouille,
car on s'exposerait à enlever la couche externe, plus ou
^ moins tendre selon le degré d'humidité du soî, et on
H|ferait disparaître toute trace de gravure ou autre,
^ Les os doivent donc être enveloppés de papier ou
d'ouale, dès qu'on les a recueillis, el être accompagnés
d'une note explicative.
S'e pas les exposer au soleil, de crainte de les voir se iésag^réger.
MAN'I EL DE KECUERCIIES PHEniSTOttlQUES
Lorsque les os seront bien secs, on pourra les nettoyer en se ser\'ant de la brosse douce, puis d'une éponge ou d'un lin^^^e humide, en procédant avec !e plus grand soin.
De cette façon, on pourra étudier toute trace naturelle ou artificielle de la surface des os, et en tirer les conclusions qui en découlent.
Le silicata^e en masse et surplace est indiqué dans des cas intéressant*^ (Voir, plus loin : SHicatage),
c) Criuiea et mâchoires. — Si le cr^ne est entier, on le dég"agpra avec soin du terrain environnant, en évitant le plus petit choc, la plus petite pesée sur la boîte criinieiuie. Pour plus de sûreté, on pourra employer le silicate et sjlicater sur place. '
Si le crâne est en fragments, il faudra rechercher et recueillir tous les morceaux que Ton trouvera. Chaque fragment sera enveloppé de papier fin ou d'ouate, et le tout sera mis dans une même boîte, avec la note explicative.
Dés qu'un crâne est extrait du sol, il faut le protéger d'une évaporation trop rapide de Teau contenue dans le tissu osseux, en le recouvrant de linges humides, et en le mettant à ronibre*
Quand le crâne est bien sec, on le brosse doucement et on le nettoie avec un linge humide, ou une éponge à peine mouillée.
Même technique pour les mâchoires.
4** Objets divers. Vases et poteries ^ etc. — Tous les objets de parure ; coquillages, dents, ou autres, doivent être recueillis avec précaution et on doit prendre bonne note de leur position, soit par rapport à un squelette ou à une partie du squelette, soit par rapport à un fover.
CONSERVATION DES OHJl£TS t»REIIISTOHÏQUES
Vitses. — Il eu est de même des vases ou des fragments de poteries, que ron trouve dans les fouilles. Ne jamais leis laisser exposés au soleil en les sortant du sol, mais les recouvrir d'un lin^e humide.
Si les vases sont trop fragiles, on pourra les sidcater^ ou les enduire de blanc de baleine, de stéarine^ de paraffine, aiin de les avoir en entiei*, sur place.
On doit les envelopper de papier ou d'ouate et les emballer dans une caissette, en se servant de mousses et dlierbes fînes^ et non de paille.
Il est préférable de ne mettre qu'un vase dans chaque caissette, avec la note explicative.
Le nettoyage extérieur des vases est fort difficile dans la plupart des cas, et demande beaucoup de patience. On ne doit pas procédera un nettojag^e d'ensemble, mais opérer par petites surfaces à la fois, en se servant d'un linf^e lui sec^ d'une brosse fine; parfois on se servira d'un linge légèrement humide; ne jamais laver à grande eau, surtout à Textérieur.
Il faut tenir compte que certains vases ont été décorés de dessins en couleurs à l'eau, et qu'un lavage ÎDlempestif peut faire disparaître les restes de ces peintures»
Sur place, il ne faut pas procéder à un nettoyage îniérieur^ h moins de nécessité ou de raisons spéciales. lui elTet, on trouve souvent, à la surface interne des poteries, des dépôts d'ordre divers, et, au niveau du fond, des résidus^ qu'il y a le plus grand intérêt à étudier à fond, en ce qui concerne leur disposition et leur nature. Ceux qui sont adhérents doivent être détachés, dans les vases brisés, et placés dans des flacons en verre blanc, mais à tête reposée, et avec son carnet î»ous la main.
MANUEL DE REGHEHCHES PREHISTORIQUES
Eeconstîtiition d'an vase ou iVune poterie. — La reconstitulion des vases brisés est une opération qui ne doit être tentée qu*au laboratoire ou au musée.
La plupart des pièces de céramique étant brisées lors^ de leur trouvaille, il faut les reconstituer et recoller les divers fr'iig:ments. C'est, dans la majorité des cas, un travail extrêmement délicat, qui demande du coup d'œil, de nombreux tâtonnements, et beaucoup de temps.
Le principe de la reconstitution d'un vase est de commencer par la base, pour ensuite y coller les fragments qui se juxtaposent directement sur cette base, et de continuer ainsi jusqu''à Touverture du vase.
Il faut procéder par petites xones, car il est indispensable de bien laisser sécher les premiers morceaux collés, avant d'en ajouter d^fiutres.
Il est recommandé d'étayer chaque frag-ment, de sorte qu'il ne puisse se déplacer pondant le séchaf^e du ciment ou de la colle.
Beaucoup emploient la « scccotine w, dont l'inconvénient est de sécher diriicilement.
On peut encore employer une solution de j^omme arabique très épaisse, h laquelle on ajoute un quart deson poids de sucre candi pulvérisé, puis un sixième du poids total de blanc d'Espagne pulvérisé.
La « colléïne », mélangée avec du sable marin très fin, forme une sorte de ciment donnant de bons résultats*
Nous employons de préférence le a ciment céramique Antoine )> ou la << Composition Bergez », qui se trouvent partout dans te commerce, et dont le mode d'emploi est des plus simples.
Cuirs. Eiùffes. — Quand, dans une fouille, on trouve des cuirs ou des étoires, il faut déployer toute sa science
COSSERVATirjN DHS OBJETS PREKrSTOniQl'ES
\ et faire preuve d'une ^^rande patience pour les extraire, sans les détruire complètement. Il est vrai que la plupart des tissus sont comme métallisés sur Tobjet qui les îïupporte, et que la principîjle précaution à prciidie^ est de ne pas les hiisser se dessécher à l*air.
Nous consejlloûiî de les mettre le plu.s vite possible dans de la glycérine, aiin de les préserver do contact de Tair et de la dessiccation rapide qui leur serait funeste»
^K 5** Récolte et conservation des objets métatliques. — ~ Au moment de la trouvaille, il faut opérer avec bcau-
Icoup de précaution, et même avec lenteur, pourdé|;a^^er les objets de bronze ou de lVi% parce qu'en a^^issant avec précipitation, en faisant pesée sur les côtés pour déga- *rei* une pièce, on s'expose ù la briser.
a] Fer, — I^es objets en Ïqt sont toujours rouilles et même ne sont plus que de la rouille au moment où on les trouve et par suite sont 1res cassants.
Pour les enlever tout d'une pièce, il est ur^^enl de ^Hisser sous les objets, une [jlanchetle ou une phufue de zinc, qui permettra de les extraire en leur eonser^ vant leur rijLridité. On les déposera ù Tombre jusqu'au moment de remballage, qui se fera, en entourant la plancbette et Tobjetavcc du linge ou dans de Fouale, et en enveloppant le tout dans du papier maintenu avec une licelle. Il faut éviter de manipuler les objets [ ainsi emballés, de crainte de les briser et surtout ne pas les retourner sens dessus dessous. A chaque objet, il faut joindre la note relative à sa trouvaille. Four la conservation des objets en fer, M. Fourdrignier les lave à grande eau en les brossant, puis les laisse sécher plusieurs heures. Il les fait ensuite chauffer sur le feu jusqu'au rouge sombre et laisse refroidir lentement. ifa tvnel de rec hfrck es p rék is t or iq ues, 6
MANUEL DE RECHERCHES ■■RKHlSTORIQUEi!
/;) Bronze, — - Les objets ea bronze ^e sont mieux conservés que les objets en fer^ et sont plus faciles à manipuler.
Au sortir de la terre, il fiiut les envelopper dans un ^ linge mouillé ou de la mousse humide, et les mettre à | Tombre. Il faut surtout éviter de les toucher avec les doigts^ car on en altère la patine. Certains objets en bronze sont aussi friables que les objets en fer; il faut les laisser sécher à (""ombre, et n'y toucher que lorsqu'ils sont bien secs. De cette façon, on évitera de les briser ou de les ternir. Il ne faut jamais nettoyer ni gratter uîi objet sur le terrain. Il est indispensable ^ de faire Texamen chimique, et même microscopique, des objets en bronze et de connaître leur teneur en étain.
C'est par cette méthode que Ton a découvert les objets en cuivre pur,
I/emballo^^e doit se faire dans de l'ouate ou de la mousse.
c) Or, — Les bijoux en or ne sont jamais patines, et se présentent sous leur aspect ordinaire. Il n'y aqu'àles laver pour les débarrasser de la terre qui les souille.
CûNSOLlUATION DES OSSEMENTS FOSSlI^S.
Pour la consolidation et la conservation des ossements et des objets fm^îles, soit pendant leur extraction du sol, soit pour leur classement dans la collection, on peut recourir ik un des procédés suivants,
1^ Silicatage. — Il y a deux espèces de silicatages : 1** Le silicalage en masac : A) en place ou avant
1. Gustave Chauve t et Galiricl Chesneau. A.F.A.S., loai, Greaoble.
CONSERVATION DES OBJETS l>HKMlSTOHIQt;ES
extraction; B) après extraction. — i2'^ Le silîcalage des
ièces de eoUectîoiK A, — Le sili calage en place ou a va ni extraction permet d*enlever en un seul bloc les objets préhistoriques avec la terre qui les environne, sans loucher en rien à leurs adhérences. On voit rimportauce de ce procédé pour l'étude approfondie d'une pièce intéressante, puisqu'il permet d^emporler Tobjet au laboratoire, sansla moindre modihcalion dans les rapports de cet objet avec la couche archéologique conliguë.
Le procédé du silicalage en place, imaginé par M, le I>^ \Jarcel Baudouin, lui a permis sa belle étude analiomo-pathologîque d'une luxation de Tatlas sur Taxis ï<-hez un homme de l'époque mégalithique.
Supposons qu'au cours d'une touille on se trouve en [présence d'une pièce anatomique ou d'un ensemble ■d'objets susceptibles de se briser ou de se désagréger Ipendant rextraclion. Un commence par traeer sur le Isol un carré ou un rectangle de dimensions telles que
'objet à extraire soit encadré avec une marge de quelques centimètres; puis on creuse^sur tout le pour- I tour de cet encadrement, une petite rigole de 5 à 6 cen- I limé 1res de large, à laquelle on donne une profondeur pulllsante pour arriver au-dessous de l'épaisseur pro* jbable de Tossement k extraire. Cette rigole a pour but [de délimiter un bloc de terre, contenant Fossement, et [de bien Tisoler du terrain environnant.
C'est ce bloc qu'il s'agit de silicater en se servant du Isilicate de potasse chirurgical, tel qu'on le liTiuve dans Je commerce, et qu'il est facile de se procurer dans lioutesles pharmacies. On verse, sur toute la surface du lliloc, une première couche de silicate qui pénètre dans [le sol. Dès que cette première couche est absorbée par
la terre, on en verse une seconde, puis une troisième et même plus, jusqu'à ce que le bloc de terre n'absorbe plus le silicate. Au bout d'une heure, le silicate sera pris et aura formé un cube fort résistant, qu'il sera facile d'extraire, en se servant du fond de la rigole pour en saper la base par de légers grattages.
Si, au cours de cette extraction, on constatait le décollement d'un fragment du bloc silicate, il faudrait arrêter le travail d'extraction, bien caler le fragment et faire à son niveau un silicatage local, auquel on donnerait le temps nécessaire pour sa consolidation, soit environ une heure, avant de reprendre le travail d'extraction de la masse silicatée. Le bloc extrait du sol sera pourvu d'une notice, enveloppé de papier, et emballé sans aucune crainte de désagrégation.
B. — Silicatage après extraction, — Il peut arriver qu'au cours d'une fouille une masse se détache du sol, et qu'en examinant cette masse, on y constate la présence d'objets fragiles, fort intéressants à conserver entiers.
Ou procédera alors comme suit. Si la masse est trop friable, on la laissera dans la position où elle est tombée ; si elle présente un peu de cohésion, ^n la portera avec précaution en dehors de la fouille, pour ne pas entraver le travail des ouvriers.
Ou versera à la partie supérieure de la masse une première couche de silicate, qui pénétrera par absorption ; on continuera de verser du silicate jusqu'à ce que la terre n'en absorbe plus. On laissera sécher une heure. Puis, on retournera la masse avec précaution, et on continuera le silicatage sur la face inférieure, et même sur les faces latérales, si le volume de la masse l'exige. Quand l'ensemble sera bien pris, on étiquettera et on emballera dans du papier.
CONSEItVATION DES OBJETS PREHLSTI tHItjrES
2** Sîlicafitge rie.v pièces- de callection. — Be:iucoup Possenients, qur, au moment de leur extraction pré- Isentaieiit une certuine résîsliint'e» deviennent très 'friables eu se dcssécliant et son! exposés à se désag^ré- ^er. On y remédie en les trempant^ pendant une demiheure, dans un bain composé comme suit :
Silicale de potasse chirur^^ica! : une partie. Kau tiède : nue partie.
Après rimmersion de la pièce à consolider^ il faut la faire sécber à Tombrc. An bout de 2i heures, elle acquiert une grande solidité.
I-orsque la pièce à silicater est volumineuse, au lîeu de la Iremper dans le bain ci-dessus, on se contente de passer à sa surtace, deux ou trois couches du bain silicate, en se servant d'un pinceau doux, dit cjuene de morue, et en laissant chaque couche sécher à 1 ombre*
2" Blanc de baleine. — Pour consolider les ossements fossiles, on peut encore employer le procède suivant.
On fait fondre du blanc de baleine dans une casserole en fer-blanc, soit sur un fourneau, soit sur une lampe à alcool, et on le fait bouillir. Pendant que le blanc de baleine est en ébullitiou, on enduit l'ossement avec un pinceau. Le blanc de baleine pénètre dans Vos suffiï^amment pour lui donner nne ji^^rande consistance en se refroidissant.
Si, sur un os ainsi préparé, il reste en certains points de bi surface un excès de blanc de baleine, on peut le faire disparaître, en llambanl légèrement Tos sur la flaninie de la lampe à alcool.
3"* Paraffine, — On peut aussi conserver certaines pièces en les enduisant d'une îég-ère couche de paraffine fondue sur feu doux ou au bain-marie» Le revête-
ment de paraffine se fait, soit par immersion de l'objet xlans la paraffine fondue, soit par un badigeonnage, au pinceau, de paraffine en fusion.
4® Stéarine. — M. Fourdrignier a pu conserver et consolider certaines pièces fragiles en les revêtant de bougie fondue. îl a obtenu ce résultat en laissant couler goutte à goutte la stéarine d'une ou plusieurs bougies allumées sur les parties les plus fragiles des pièces qu'il voulait consolider.
50 Plâtrage. — On peut conserver certains objets en les enduisant intérieurement ou extérieurement d'une légère couche de plâtre délayé très clair, que Ton applique au moyen d'un pinceau. Il peut arriver que Ton soit obligé de mettre une couche assez épaisse de plâtre sur la pièce à consolider; il faut alors tenir compte que le plâtre augmente de volume en séchant, et que, pour éviter les ruptures, on doit procéder par une série de couches très minces mises les unes sur les autres, après le séchage complet de la couche précédente.
De cette façon le travail de dilatation est fort atténué, et on peut éviter tout accident avec un peu de doigté et de la patience.