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STATIO>fS ET ATELIERS DE SURFACE 169

|i|, donnant le résultat clc la fouille par chaque jj^en t. î mètres de profondeur et vis-à-vis chaque point tranchée»

elle façon méthodique de récolter et ranger les ts sur le terrain facilitera singulièrement le rangefm de ces objets dans les tiroirs, en suivant la i^bode indiquée au chapitre « Rangement des collée-

fcrsque la première tranchée aura été poussée jus- Ku souS'Sol, on creusera une deuxième tranchée à é de la première et on rejettera les terres de cette ivelle tranchée dans Ja première, ou on les examia au fur et à mesure de leur manipulation. En prolant ainsi par tranches de 70 centimètres de lar^e, aura exploré à fond tout le terrain,

poussera toutes les tranchées jusqu'au sous-sol.

II, — Fonds de cabaîîes.

frtuîns auteurs ont prétendu que la découverte des

de cabanes était toujours un e(Fet du hasard;

être cette opinion est vraie pour ceux-là. Mais

res chercheurs sont arrivés à déterminer les

placements de fonds de cabanes par des observa-

s et des déductions couronnées de succès. Par

Iple, les dill'érences de végétation dans les diverses

les d'un champ doivent faire songer à un remanie-

i du sol, et par suite aussi bien à des fonds de

nés qu*à des fosses sépulcrales. D'autre part, une

•essron circulaire de la terre est aussi à noter. Dans

fois, les arbres ne poussent pas sur ces fonds.

s dépôts archéologiques, désignés sous le nom de

MANUEL 1>E RECHEJtCHKS l'H^HISTORIQL'ES

u fonds de cabanes w, sont constitués par des couches superposées de débris de cuisine et cfindustrie, accumulés autour du foyer des liabilaLions préhistoriques. Ces cabanes, construites en matériaux qui ont disparu avec ies siècles, avaient leur sol surbaissé plus ou moins profondément en forme de cuvette : ce qui donnait plus de hauteur intérieure et favorisait la station debout.

L'accumulation lente des déchels de cuisine et des débris d'industrie autour du foyer est arrivée à fournir des couches plus ou moins épaisses, selou le séjour plus ou moins lonj^ des habitants. Ces habitations, creusées quelquefois jusqu'à plus d'un mètre, sont généralement g^roupées sur une terrasse ou un plateau défensif, à proximité de Teau, et la découverte d'un fond de cabane jjermet d'espérer d'en trouver d'autres tout auprès.

C'est au milieu des stations de surface et des ateliers qu'il y a lieu de pousser ses investigations^ eu essayant de délimiter les emplacements qui présentent le plus g^rand nombre d'outils ou d'armes en silex»

M. Clément Quénel [Homme préhhiorique^^V^ mai 1905) signale la taupe comme étant un auxiliaire du prébistorien pour la découverte des fonds de cabanes, il dit à ce sujet que, là où se trouvent des foyers, il est important d'examiner avec soin les iîiupinières. Il lui est arrivé très souvent de reconnaître la présence de foyers par Texamen des taupinières, car la taupe choisit de préférence ces cmpbicements pour y construire son nid. a C'est un point digne de remarque et d'uu intérêt capital >\ ajoute M. Quénel*.

], La tsiipe a permis bÎL^n d'aulrea dccouvertçs. Qull nnus .snflist! de rappeler qu, elle raiiièoe parfois à la surface du sol des 1 pièces de monnaie d'or i Découverte du trésor (falla-romaîn du | Veillon, eu Vendc^, ele., eLe.

STATlO>'S ET ATI' IJ ERS HK SIRFACK

D'après Marcel fiaudouiii, le lajyin est aussi un aiixi* lia ire du même genre ^ irè< précieux pour les préhistoriens, dans les piiys ii dunes ou dans les régions sablonneuses.

tll y a, d'aulre part, des fonds de cabanes creusés dans calcaire, notamment ceux de Clianipî|;oy (Seine), ou Emile Itivièrc a trouvé une industrie néolithique très intéressante, surtout par la provenance de certains objets indiquant ou un commerce d'échangées considérable par les ditï'érences d'origine de la matière qui avait servi à les fabriquer, ou des mi^'-rations des habitants de ces cabanes en des régions plus ou moins lointaines, parfois même éloignées d'un millier de kilo- Bj^tres ^ ,

W On a signalé également les amoncellements de pierrailles de certaines parties de la Provence comme pouvant ctre des cabanes éboulées; mais certains chercheurs de cette région les considèrent plutôt comme desiumulus ; et des fouilles récentes leur ont donné raison.

Dans le plus grand nombre de cas^ la découverte de fonds de cabanes est due à des travaux de terrassements, exécutés soit lors du passage d'une route ou d'un chemin de fer, soit pour le déblaiement d'un terrain lors de l'ouverture d*une carrière. Dans ces cas, ces gisements préhistoriques se présentent en coupe à la partie supérieure du déhiaiement,

^ Ffjudles, — Pour fouiller un fond de cabane, dont nue partie a été enlevée par les travaux d'installation

Emile Riviùrc, Lejt fondji de cabanes de Ch^mpitjnif [Seine) isociatiuii fraiivaise pour l'avancement des sciences).

MANUEL DE RECtt£ItCHES PHKIltSTOBlQUES

d'une carrière par exemple, on repère le centre de la cuvette et on ouvre une petite tranchée perpendiculaire à la direction de la carrière, de façon à se rendre compte de rimportance de la partie du Ibnd de cabane qui reste à explorer. On pousse celte tranchée en longueur et profondeur jusqu'à ly dispiirition de la (erre noire caractérisUque.

Sur cette coupe verticale, on relèvera avec soin l'épaisseur des diverses couches archéolog^iques superposées ; puis on déblaiera ensuite horizontalement, couche par couche, en recueillant les objets qui se trouvent dans chaque couche et en notant tout ce que Ton j rencontre. Ne passer à une couche inférieure qu'après exploration complète de la couche supérieure.

Au cours de ces fouilles, on recueillera, avec soin» les charbons, les ossements; et on emballera ensemble tous les objets provenant d'une même couche.

L'exploration des terrains voisins permettra souvent de retrouver d'autres fonds de cabanes, qu*il faudra fouiller en ouvrant nue tranchée N.-S* par exemple, passant par le centre approximatif de hi cabane* et que Ton poussera en profondeur et en longueur jusqu'aux limites du fond de cabane, en procédant comme ci-dessus.

Il taudra cribler toute !a terre noire extraite et bien noter remplacement des foyers.

Dès que la tranchée d'ouverture sera terminée, on preridra un croquis de la coupe du gisement, et, à chaque couche, on notera sa surface et son épaisseur.

Il y aura lieu de rechercher le point d'eau le plus proche, d'étudier la topog^raphie de l'endroit, et d'en dresser un plan a réchelle.

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