ET ABRIS SOUS ROCHE
DÉFINITION. — Qu'est-ce qu'une grotte? Qu'est-ce qu'une caverne? Voici la description qu'en a donnée, il y a quelque quinze ans, Gabriel de Mortillet dans le Dictionnaire des sciences anthropologiques :
Grotte (Paléoethnologie). — Parmi les grottes, il y en a de naturelles et d'artificielles.
Les grottes naturelles se divisent en :
a) Cavernes^ succession de salles ou chambres communiquant entre elles par des couloirs. Le tout très sombre.
b) Grottes proprement dites, salles s'ouvrant à l'extérieur, plus ou moins bien éclairées.
c) Surplombs^ parois de rochers dont les couches supérieures avancent plus que les inférieures. Ce sont les véritables abris sous roche.
Mais, en général, on dit indifféremment grottes ou cavernes (Fig. 142), que les excavations qu'elles désignent aient une ou plusieurs salles, qu'elles soient plus ou moins profondes, enfin que leur direction soit horizontale ou verticale.
Quelques-unes de ces dernières (grottes à direction verticale) portent encore le nom de trou^ de puits\
GROTTES ET CAVERNES
^^Is soiit^ par exemple, le Trou Camalte, le Puits d'Es- 'èt'e dans rarrondissement de Grasse (Alpes-Maritimes). Quant aux surplombs, pnnr leîîquels nous préferons liî nom dahris sous roche (ihj^. 158), nous flirons [ilulnl C|ue ce sont âes terrasses, dont la muraille de Tond est formée par le rocher contre lequel elles s'appuient et cjui, plus ou moins forrodé transversalement, soit par raclion climatérique, par l'action de Tair, soit par dc*s courants d'eau, leur forme voûte à une certnine haute u r ( La u j^'-e r i e ^ B ru n i c[ u e I ; .
DÉctiuvERTE. — Mais, quoi qu'il en soil de ces délinilions, rétude d'une grotte ou d'une caverne ne diiîèrc ^uère de celle de lout autre j^isemenl préhistorique,. Donc, ou vous découvrez vous-même unejL^roUe» restée jusqu'alors à peu près inconnue» lout au moins scientiliquement j)arlant, et vous i-^^norez, par suite, f^i elle a quelque importance archéologique ou si elle n'est qu'une curiosité naturelle: ou bien, réputé préhistorien, on signale a votre attention une grotte comme ayant été probablemeni ou sûrement habitée par riiomme primitif.
Dans l'un ou Tautre cas, loiià d'une première reconnaissance, vous en lixe/. la topo^^raphie, la carie dlilatmajor eu mains, vous en déterminez rorientation et l'altitude, vous examinez la nature de la roche dans laquelle elle est creusée naturellement ou artilicicllement, vous éludiez ses abords, la con%uratîon des lieux où élit; se trouve, et recherchez si, comme cela a lieu fréquemnieni pour les g^rottes habitées aux temps préhistoriques, son entrée n'est pas précédée d'une sorte âe plateau ou. (errasse; enfin vous vous enquérez avec soin des sources et des cours d'eau qui se rentrent dans ses parages plus ou moins rapprochés.
MANUEt. f)K RECHERCHES PREHISTORIQUES
EXPLORATION. — Celte première reconnaissance faite el ses résultats notés avec soin sur votre carnet, voos pénétrez immétlintemenl, si possible, dans la grotte; nous tlisoiis si possible, la jL;'rotle pouvant être obstruée jusqu'il la voùle, pour ainsi flire comme à La Mouthe (Dordojj^ne), par exemple^ sur une étendue plus ou moins longue, pur les dépôts de F homme, par des a[>ports naturels, par la formation, postérieure à son habitatirmdans les temps primitifs, de stalactites plus ou moins t-onsidérables et d'une couche stalai^miitique plus ou moins épaisse aussi. Vous en parcourez la salle unique ou les diverses salles dont elle se compose jusqu'à rextrémité si possible, en recherchant, s'il n'existe pas une seectnde issue. Il est des ^Tottes, en effet, qui, traversant toute une masse rocheuse, s'ouvrent par plusieurs issues sur deux vallons différents; il en est d'autres aussi qui, leur couloir affectant une direction semi-circulaire, ont également deux issues, mais qui s'ouvrent cette fois sur la même paroi.
Dans cette première visite, ces diverses particularités devront être notées, ainsi que l'état vierge ou l'état déjà plus ou moins exploré du sol de la grotte, Tétat aussi de sa voûte et de ses parois. On recherchera notamment avec le plus grand soin si celles-ci ne présenteraient pas des traces d*un dessin quelconque (gravure ou peinture), des traits ou stries faits par la main tle r homme primitif, qu'il ne faut pas confondre avec des déchirures ou des stries naturelles, parfois difliciles à distinguer d'une g^ravure véritable.
Tout objet quel qu'il soit, trouvé â la surface du sol, devra être recueilli avec soin, dès cette pixmière visite, et noté sur le carnet avec Tindication exacte du point où il a été tix>uvé. Ces divers objets peuvent être d'une grande importance pour une première détermination de
GROTTES ET CAVERNES
'la ou des époques diIFéreiiLes auxquelles la g^rolle a éLé habitée par rhoraïne, détermination que les fouilles ultérieures confirmeront ou infirmeront.
On sait que, dans certaines régions de la France, des grottes habitées dès les premiers âg'es de l'humanité et à une ou plusieurs jjériodes de cet âge, ont postérieurement sei^vi de refuse aux pop uhd ions soit pendant les l^uerres de religion, soit à l'heure oii le sol de certaines provinces était envahi par des armées étrangères, notamment dans les départements du Doubs, de la Gorrèze, de la Dordogne^ de TAriêge, etc., sans parler de l'époque romaine, où d'aucunes furent occupées, comme dans TA Hier, la Savoie et la Lozère, ainsi que le démontrent les poteries et les monnaies du temps qui y ont été recueillies.
11 y a là des superpositions d'époques préhistoriques et hi^iloriques, très intéressantes à relever, d'après les vestiges que chacune d'elles a laissés, et qui lui sont propres. 11 y a aussi la question des incursions dans la grotte ou la caverne de certains grands carnivores pour qui elles étaient un excellent repaire tels sont les grands félins^ VUrsus 'spelmus^ dont on retrouve assez fréquemment des accumulations d'ossements et de dents d'individus de tous âges; ïili^œna spehva^ dont les restes osseux sont g^énéralement peu nombreux — Tanir mal y est rarement venu mourir, — mais dont le passage ou le séjour momentané y sont des mieux démontrés par les coprolilhes, qu'on y rencontre en nombre plus ou moins grand. Dans la gn^otte de la Mouthe (I>ordt>gne), ceux-ci se comptent par centaines. Mais c'est surtout dans le sous-sol des grottes que les restes de ces dillerents carnivores sont mis a découvert. Entin il est aussi des grottes, dont les couches supé-
MANUEL DE UECIIERCHES PHEIIIST» iRIQUES
rioorcs du î^ol 8e sont trouvées entamées par une occupaliûn réfeiite, soit qu'elles aient servi de grandes ou iiiilrejs, soit, comme h î.iveyre (Dordo-^qie), que quelque ror^-^eron tî'y soiL installé avec son matériel pour des Iravtiux d'un certain temps h exécuter dans le voisina ji^e.
lî y ri donc à se reniseig-ner aussi sur Vhisloire de là localité, sur les légendes ayiint cours, sur les trou* vailles antérieures qui auraient pu être faites dans la groUe et rendmit (musée, colleclîons particulières et autres), où elles auraient été déposées.
Ces préliminaires indispensables résolus et la ji^rolle vous paraissant mériter d'être explorée, votre premier soin sera de vous enquérir du nom du propriétaire de ladilc ^n^otte, de lui rendre visite, et d'obtenir, par écrit, Tautorisation d*y entreprendre telles recherches qu*il vous conviendra et de bien spécilier les conditions desdites recherches, de façon à éviter toutes réclamations, de quelque nature qu'elles puissent être, toutes difficultés. 11 est même bon de faire enre^'^islrer ladite autonsatiou afin d'a^ oir toute la sécurité possible daiis vo» recherches. D'aucuns, lorsque les circonstauces le permettent, préfèrent, et avec raison, fouer ou acheier le terrain.
Enhn il y aura à prendre par la photographie une vun lie Iti grolie; il y aura aussi à dresser ultérieurement un pian craeide celle-ci (Fi^^. 143), et, s'il en est, de tous les couloirs ou chambres qu'elle renferme.
Exploration d'cxe grotte.
Cette exploration doit comprendre non seulement le sol de la ^^rotte, mais encore la terrasse ou le plateau
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MAM'EL DE HECHERCHES PREHISTORIQUES
qui la précèdent, ceux-ci ayant été occupés à Tépoque tout autant, sinon plus que la ^Totte elle-même. Elle débutera par ce plateau ou celte terrasse, ei se continuera de proche en proche jusqu'au fond de la grotte ou tout au moins jusqu'à rextrémité des foyers, dans le cas où celle-ci serait d'une très p^ande longueur. D\iilleurs ces foyers ne s'étendent généralement pas très loin, les profondeurs de la grotte servant plutôt
4,M9>^^v.St.
PlaoL de la grotte des Combai'eOes (DoiTJôgne), dresse oa 181H (Emile Rivière).
de refuge que d'habitation proprement dite. Mais, une foisTépaisseurd'un foyer bien déterminée, la fouille devra la comprendre en entier, à moins que cette épaisseur ne dépasse certaines limites, auquel cas Texploration en sera faite en plusieurs fois, par coucbes de 0"^, 25 à 0™, 30 en moyenne. De toutes façons^ on aura soin de respecter la couche sous-jacente audit foyer, tant que celui-ci n aura pas été enlièrement étudié.
Il est indispensable aussi de conserver le long d'une des parois de la grotte un témoin des couches qu'on
GROTTES ET GAVEHNES
iBura mises successivemeot à découyerl, de façon à avoir coiislamniciU sous les yeux, en cas de discussion scieiililique contesta ni îeur âge^ leur stralification netlement éUiblic.
Vue de ïa grotte du Pîacai'd (Charente)- '^D'îiprès une plioLogrnpliîe de J* de Lauriôre.]
Une opération quotidienne absolument indispensable — ^ elle ne doit être omise sous aucun prclexle — est le criblage de Li terre^ cendres, etc., qui constituent le milieu ou foyer qu'on explore. Kîledoilse faire simultanément avec la fouille, a Tuided'un ouvrier qui en sera plus spécialement chargé. Grâce à elle, les plus petites pièces qui auraient échappé à l'a»il le v^ plus clairvoyant seront conservées ♦ M, Hmile Rivière lui doit d'avoir trouve dans maints g-isementsune faune de tous petits animaux des plus iiitéres^
Cefiuepeuldoiiiiep le (aiiiiânge : MjVcboîre de Vespei*tilio pipisLreUus, trouviic daus la g^mUe de la Mouthe (2 rois grossie).
MAX TEL DK HECÈLE^&CIIE^.S miKlNSTI (Hlyl ES
satits (Fij^. 145), d'tivoir recollé dans certïiines f^raiteE (les Bnoussé-Roussé ou ^^roUes de Menton) une quantité énorme de petits eoquillîi^^es marins perforés pour~d servir soit comme bijoux ou l'éliches, soit comme monnaie d échan^''c% ainsi qu'une série de dents inci — - ^iivcî* percées de petits Huminards, de petites verlèbrcF^ de Poissons, et fie rondelles de corjuilles et autres ayantservi ijussi, dan, s leur temps, comme objets de parure
Enfin la terre ainsi criblée sera rejetée hors de la jL,^rotte et de sa terrasse.
Un crible ordinaire, de iorme circulaire, mais ;i mailles en fil de fer très Il nés, est Fappareil dont on doit se servir.
Dans un certain ntunbre de g^rottes Fi^. it«. ou d'abris, la pioche
AqIiv exemple rtVhtif au tamisage. j.. iVii^^^l^r. ^.^irx^^rt
(genres : iSa/nio et TrulLi], percées romme lr>prn rlAc lilnifui rJntt ornemeiils de v^anire fGroltes de Menton, "^*'* "*^^ ujul> piu>
HùVw). 1 Emile itivkVe). ou moins volumi-
neux tombés dans le foyer; on devra les isoler complètement avant de les enlever en entier ou |>âr fraî^;iiients, si leur volume en nécessite la destruction à la masse» par la poudre de mine, ou à Taide de quelque cartouche de dynamite. Nous n'indiquerons pas ici les pré- i cautions a prendre, lorsqu'il s"ag;^it de recourir à un explosif quelconque, afin d'éviter tous accidents, non seulement pour soi-même mais encore et surtout pour
GROTTES ET CAVERNES
*« personnel qu'on emploie el dont on est absolument Responsable, moralement el pécuniairement {Voir cet article),
■ Ajoutons qu'on devra recueillir un éohanlillon de la
^^che consliluant chaque bloc, afin de s'assurer que»
^Lant bien de même nature et du même âf^^e yéolo-
^ique que la roche dan» laquelle la g^roLLe a été creusée,
^ n y a pas été apporté,
B Le foyer supérieur de la ^'^rotle ayant été ainsi com* plètemenl exploré, on éludicra la couche ^ur laquelle il repose. Si le rocher lui-même représente cette couche, Texploration de la grotte est terminée. Si cette couche est constiluée d'au Ire façon» il s'a^nra de se rendre compte d'abord de son épaisseur, de sa constitution, du milieu sur lequel elle repose :i son tour^ roche ou nouveau foyer. L*exploratirm s'en fera ensuite comme pour la première couche ou couche supérieure, et les objets Irouvés seront recueillis absolument à part de ceux fie la couche précédemment explorée, alin cfen faire une étude cg^alement séparée. Ceci est absolument capital sous peine de confondre deux époques complètement dillërentes comme industrie, par suite comme Hge; dilTérenles c^^alement comme faune et comme llore, par suite aussi au point de vue climatérique ; dillërentes enfin peut-être comme restes humains, s'il en e«t, c'est-à-dire comme race,
K Nous croyons devoir insister tout particulièrement ™r ces divers points qui sont de la plus haute importance, la stratilication des couches d'un gisement devant être établie avec le plus grand soin (Fig. 147). Jadis — il y a environ une trentaine d'années — - on ne s'en occupait ni peu ni prou.
L'explorateur d'une grotte ou d*un abri quelconque ne doit jamais rpiilter son personnel, autant pour
MAM'l-L DK HKCUKRCJÏES i'REUÏSToKtgrES
s'assurer qu'aucujie tie.s pièces trouvées ne lui est dérobée^ bieu que les ouvriei-s malhoonêles ne soient heureusement pas les plus nombreux, que pour fouiller lui-même^ ou tout au moins pour guider ses hommes et noter sur son carnet toute trouvaille, étiqueter tout objet mis h découvert — une simple petite étiquette
Coupe lie la fouille de A. do Marot, d'après U' dessin donné dans &a hn-ochurc [Fouille 4e In gratte du Placard, prt'» de Hocliebciti(M% Tonrs, ll^TSlJ, Échelle 1 l.io.
Légende :
Cauchc& trdboulîs de la rocljc séparant les niveaun an*htV>logiques.
Couche (l'iHKîulis couptic par un pelit lit de limon, produit probableiaenl par un dëbordc^iuenL de la Taidoire,
Couche arcliéologique supëncure avec forme actuelle lessons de poterie, ébauches de hachi^i* en sileXt poîîiledc llèeheii alkroii£^ industrie rabeuliausienne.
1>, E, Ft G, IL — Quatre œodics avec industrie et faune caractérïsiujuè du Magdalénien. Elles ont avec leurs ébouliâ pi'ès de fi mètres de puissance.
ï , Couelic du Holut réen «upéiieur : gisemcatdes i>oiote& à cran; les inslrumeats en os sont assez nombreux. Couche nelle^nicnl solutréenne, avec pointer en feuilles de laurier abondantes.
Couche uioustérienne avec instruments caractéristiques.
ordinaire f.'^omméc sullira, sur laquelle on poriei^a un numéro d ordre correspondant à celui qu'on aura inscrit sur le dit carnet — de façon à pouvoir rédi^^er, le soir, son journal de fouilles. ^
A ce prix seulement, notre préhistorien aura toutes les indications nécessaires pour le jour où, ses recherches terminées, il entreprendra, de retour chez lui, Tétude du gisement exploré.
Enfin les objets résultant des fouilles seront envelop-
GHOTTES ET CAVERNES
lés eL emballés avec les précautions nécessaires à leur imnne conservation, par suite à leur fructueuse étude ^*
Étude des trouvailles. — L'étude complète des trouvailles d*un ^nsemcnt est devenue, avec le temps, des plus complexes.
1« En eiFet, celle de la faune, par exemple, comprend à la fois rostéologie (os, dents/ bois), l'antitomie patholopque, certaines pièces osseuses, pouvant présenter soit un développement anormal^ soit des détbrmations résultant d\ui accident, d'une blessure, d'une maladie du tissu osseux {cal normal ou vicieux, exoslose, byperostose, etc.) ; elle comprend aussi une étude microscopique, des analyses chimiques, etc.
C'est au microscope que M, E. Rivière a dû de reconnaître dans des échantillons de terre pris au contact même des squelettes humains des grottes de Menton ou des Baoussé -Rousse, en Italie, découverts en 187:2 et 1873, la présence de poils d'animaux démontrant ou que ces hommes étaient revêtus au moment de leur mort d'une peau de bête, s'éteodarit de telle ou telle partie du corps à teîle ou telle autre, ou que leur cadavre rejjosait sur la susdite peau. C'est à lui qu'il a dû de retrouver aussi des parcelles d*épiderme, voire même des débris d'insectes ^. Ces échantillons de terre doivent être pris en divers endroits de la grotte ou de l'abri sous roche, et principalement au contact des ossements humains, quand on a la bonne fortune d'en trouver, et immédiaiemeni après leur découverte. Ils doivent être recueillis avec soin dans des tubes de verre bouchés aussitôt et soigneusement étiquetés.
1, Vnir Hécolie pI fons€ri\iiiùn des objets préhistoriques.
2, Voir Emile RiviÊnE, Artihives des MÎHsions scientifiques du Ministère de i'înstrnction putttique, Paris, 1873; eL iAjiti'
ïqtiité de l'homme dans Les Alpea-Muritimes^ Paris, 1887.
i Mit fitiel de r evh e reh es p réh is toriq u es . 1^
MANUEL DE aECIlERGIIES PRÉHISTORIQUES
I /analyse chimique est également importante dans la question de lii faLinc, car elle permet de jo^^er de Fancieirneté de l'en rouisse ment de ses débris, dans te sol V^ de lii contemporanéit^ ou de la non-conteraporanéité de
Fhomme et des animaux dont les restes ont été trouvés dans un mérae jy^i sèment ou vous ont été remis comme tels*.
2<* Dans Fétude de la /fore, il y a non seulement un intéressant travail de paléontologie végétale à faire ^ mais encore de microscopk qui permet de dater uo gisement au point de vue climatérique, certaines espèces végétales telles que le Fagnsdenia.ta^ le Cori/lus Mhc
Un lype de Jlnre : Empidnle rie Teuille Q^^rrU. n'ayant pU il*^ Ciicculu» xuMa h fa) i u *. Abn sous ^ . ; . r/i m i f> w:ri n « , i .^ .- 1 ; m ^ »
Rjviérc). froid comme certains
animaux, le Renne et le Mammouth par exemple (Fig. J54) ; d'autres au contraireréclamantune époque chaude
1. Emile Rivikbe, Observations aur bt eonssri^atLon des ossements humains et des os d^inimnnT dans tes (fisemenh préhistoriques {Btîltetin de la Société prétiisiorique de France, L I, Paris, 1904).
2* Emile Rivièiie^ Détermination par Vnnalifse chimique de la cantemporanétté ou de ta non-conteinp<iriinéitë des ossements humains et des ossements dnnimuuj: trouvés dans un même ifiMmeni, Paris, 1K92.
giiotte;? et cavernes
hVEIephas men'dionalis, YHîppopolamiîs major). i)n Uail, en eiïel^ les belles recherches du re^^reUé Bernîinl llenauU, qui avait reconnu dans certaines empreintes de végétaux des terrains houillers diverses Imctéries.
11 y a enfin une question d^1nalyse chimique : on a rencontré dans certains tufs ' des ossements d'animaux oitîlés à des empreintes de l'euilles
:i'^ Quant à 1 industrie prnnilive de . p^i^^e moustc^n^nne rhomnie, elle nécessite é^-alement Im- ^^j^^j^^^'K'^a ^^ tervention de certaines recherches. Soyons (Ardèche). Pour les instruments cw os et les os gravés ou sculptés (Fi^. 151), il s'agit tout d'ahord de se reporter à ce que nous venons de dire touchant la faune. Il y a
Fi g. 150.
1 tarpon bardelc^ et R-Jiivtî de li-ails.
ensuite à rechercher avec soin si Tas travaillé est bien ancien, s'il est bien contemporain de la faune Taccompafjfnant dans le même milieu, s'il nV a pas été introduit subrepticement, à une époque plus ou moins réceiUe, I dans le but de ruiner, par jalousie, une étude scienliiîque; puis, au cas où son ancieuQeté, en tant qu'ossements, est bien authentique, de s'assurer si Toulil n^a pas été fabriqué récemment de toutes pièces, enfin